@ alver
Je pense que vous avez une vision édulcorée du texte qui avait été proposé pour régir l’U E pendant au moins 50 ans, sans qu’on puisse y toucher. Le TCE portait en lui tous les germes d’un communautérisme exacerbé à l’anglo-saxone. Vous parlez de 15 états qui ont voté pour, mais vous le savez très bien, ce n’était pas des peuples qui votaient, mais des majorités parlementaires fluctuantes. La Constitution française a été votée par les Français en 58. Je préfère le modèle français au modèle américain. (Je ne suis pas sarkosiste).
Bien sûr, il y aura tôt ou tard une solution de recharge. J’ai cité dans un post un article de Fabius paru dans Le Monde en mai dernier. J’ai perdu cet article, mais je me souviens qu’il décrivait en détail tous les points nécessaires pour que cette solution devienne évidente. Aux hommes politiques à faire leur boulot, et aux médias aussi, au lieu de passer leur temps à pleurer sur le « oui » qu’ils avaient soutenu et qu leur a filé entre les doigts. Qu’ils apprennent donc à tourner la page et qu’ils regardent le futur. Nous avons besoin d’un texte plus resserré et qui ne noie pas les identités de chaque pays dans un « pot commun » à la sauce bruxelloise.
Ainsi que je l’ai dit sur un autre post, la France n’a pas l’histoire de la Hollande ou de l’Espagne. Savez-vous qu’il n’y a pas si longtemps, on disait « Las Espanas » en parlant de notre voisin outre-Pyrénées. Le TCE nous programmait une France régionaliste d’Ancien Régime. Alors bonjour la modernité....
Vous dites : « En fait ce texte non ratifié par la france et non formellement modifié, a déjà évolué : il est donc vivant, et la meilleure façon de le faire bouger de nouveau, par la volonté des peuples, c’est de le ratifier tel qu’il est à l’origine ». Mais pourquoi voter un texte qui doit être modifié immédiatement... Ne serait-il pas plus sage d’éviter de mettre un ou plusieurs vers dans le fruit ?
Bien à vous. Patrick Adam