@ Marsu
Dommage, tu ne verras donc pas la nouvelle icone qui aurait pu représenter le dément-tellement-haineux qui lance désormais ses fatwa nov’langue d’ayatollah de bazar à deux tubes de gouache écaillée. Voilà ce qu’il se permet de dire : « Si [wrysia] était musulmane, je pense qu’elle s’est reniée en trahissant sa religion : ce qui est son droit. Mais le nôtre de le voir et de le dire. » De tels propos seraient dérisoires s’ils ne cachaient tant de racoeur et tant d’appels à la vindicte. Triste sire qui va chercher la tanjahyène à la croupe fuyante et au ratelier acéré comme chien de traineau vermoulu pour se vautrer dans leur turpitude.
Il est devenu juge es-islam le haineux de la nov’langue. Il flirte même avec l’intimidation comme ses congénères. La tolérance, c’est dans ses maisons-closes qu’il s’en délecte. Si ça l’intéresse tant que ça, je peux lui donner pas mal d’adresses à Smara ou ailleurs, d’un bout à l’autre du Maghreb. Ce n’est pas ce qui manque. Et la tanjahyène, je l’amène du côté de Chefchaouen (c’est pas loin de chez elle - quoiqu’à Tanger elle est déjà bien servie), de Ketama, d’Azrou, de Khénifra, d’Azilal, de Rommani, de Moulay Brahim, tous ses hauts lieux de culture de la femme musulmane avilie. Elle a l’air d’aimer ça. A propos de Moulay Brahim, un jour je te raconterai, c’est un lieu de pélerinage.... si, si. On vient de tout le pays pour y honorer un saint homme homme et pour le fêter dignement on se tape la fille ou la femme Berbère qui attend avec ses jupes relevées dans la rivière. Ce qui est encore plus « instructif » c’est que bien souvent on y vient en famille.
Tiens une autre image me revient : celle des bordels de Sfax en Tunisie, dans un quatier fermé, avec une extraordinaire rue enroulée sur elle-même. Quand tu es au bout de cette rue, t’es obligé de faire demi -tour. Sfax est un port et un centre ouvrier important. Les bordels pullulent de chaque côté de cette rue. Devant la porte de ces honorables établissements en terre d’’islam bien sous tous rapports, il y a une mère maquerelle qui arrache les billets que les pauvres matelots et des dockers tendent au bout de leurs doigts avant d’entrer. Parfois, ils sont plus de cinquante à attendre devant la porte. Dedans, j’imagine que c’est l’abattage. Quand t’es arrivé au bout de la rue et que tu te dis que tu dois reprendre le même chemin pour en sortir, crois-moi tu ne te sens pas très à l’aise.
Patrick Adam