Il y a certainement des centaines de façons de mourir et d’apprécier sa propre fin de vie.
Je ne crois pas que la morphine à hautes doses change grand chose à l’état d’un mourant si ce n’est de le couper un peu plus chaque jour de son environnement et d’assumer la lâcheté de ses proches.
Je ne suis plus tout jeune et j’ai vu disparaitre les diverses générations, parfois très proches de la mienne, qui composait ma famille et mes diverses belles-familles.
Je suis convaincu que pour certaines, une interruption volontaire ou assistée eut été préférable.
Je suis, cela dit, très respectueux des convictions de chacun, mais je souhaiterais pouvoir disposer, quand la nécessité physique ou psychologique s’en fera sentir, de ma vie comme je l’entends et ne pas attendre d’être impotent et voir défiler à mon chevet des visages plein de pitié pour le légume que je serais devenu.
Je suis bien conscient malgré ça, qu’il faille un encadrement juridique pour éviter les excès.