Une révolution chasse l’autre, mais
aucune n’a jamais rien durablement changé à l’ordre des choses.
Il faut se souvenir que 12 ans après
cette tentative de renversement de la pyramide sociale que fut sa
Révolution, qu’elle voulait universelle, la France avait un
empereur, puis a connu d’autres monarchies et de nouvelles
républiques, dont l’actuelle en attendant la suivante. Démonstration
s’il en est que la révolte n’apporte de changement qu’en haut
de la pyramide sociale, là où se joue une partie de chaises
musicales, un pouvoir remplaçant l’autre. Mouvante mais
impérissable, la structure de la société demeure la même et la
masse qu’elle organise et qui croît sans cesse en nombre, ne fait
que changer de maîtres ou s’en donne l’impression fugace. Le bon
sens et l’observation suffisent pour aboutir à un tel constat.
Qui, de nos jours, peut sérieusement
imaginer que si demain chacun bénéficie d’un revenu « de
base », la terre ne sera pas peuplée, après demain, de ceux
qui sauront le faire fructifier et de ceux pour qui il sera
insuffisant ? À confondre égalité devant la loi avec égalité de revenu, nous en oublions que
richesse et pauvreté seront toujours relatives et que le courage, le
talent, l’ambition des uns n’est pas celui ou celle des autres.
À défaut d’une régulation
démographique urgente de portée planétaire, la prolifération de
l’espèce humaine conduira inéluctablement à des réactions
sociétales d’un aveuglement, d’une ampleur et d’une violence
sans précédents. Les évènements d’Egypte, du Brésil, de Turquie,
comme les revendications les plus contradictoires exprimées par la
foule partout dans le monde n’en sont que les prémices.
Pauvreté,
inégalités, pillage des ressources naturelles sont autant de maux
contre lesquels les
politiques économiques et sociales des États, comme des
collectivités qui les composent, ne peuvent avoir de sens que si
sont pris en compte les fondamentaux de la démographie mondiale et
les problèmes de surpopulation qu’elle génère inexorablement au
détriment premier d’une planète qui n’en peut plus.
Signe
de la vanité et de
l’insuffisance des mesures prises depuis que l’homme existe, pour se
guérir de ces plaies, leur cause première qu’est le nombre demeure
superbement ignorée de la plupart des philanthropes, idéologues et
docteurs en tous genres qui les étudient et prétendent les guérir.
Aucun d’entre eux (dont Marx) ne semble en effet prendre en considération deux
réalités pourtant aussi avérées que fondamentales :
1° - À l’aube de notre ère, la Terre était peuplée d’environ
250 millions d’êtres humains. Elle en compte plus de 7 milliards
aujourd’hui, dont 1 milliard à 1 milliard et demi vivent dans un
état de pauvreté profonde. L’homme a ainsi créé, en 20 siècles,
de 4 à 5 fois plus de miséreux qu’il n’y avait d’individus de
toutes conditions sur terre au début de son entreprise
civilisatrice. Et en dépit de ses bienfaits, le progrès n’y change
rien.
2° - La population n’a cessé
d’augmenter, à un rythme atteignant de nos jours, quotidiennement,
les 220 à 250 000 âmes, qui viennent dans leur grande majorité,
par une effet purement mécanique, surpeupler la base d’une
pyramide sociale dans laquelle le « descenseur social » prend
le pas sur l’ascenseur du même nom – démontrant, s’il en était
besoin, que la pauvreté est plus facile à créer et à partager que
la richesse.
Pour approfondir ce commentaire, voir :
http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com
Les articles et commentaires qui y sont
publiés sont accompagnés de schémas, à l’intention des visiteurs
que décourage la lecture.