Je vous ai bien lu, et j’ai simplement constaté que vous insistez lourdement (sans aller toutefois jusqu’à la caricature je vous l’accorde), sur les liens entre la grande bourgeoisie et les Partis fascistes ou fascisants. Ainsi, quand vous écrivez : « les fascismes entreprirent une politique favorable aux notables qu’ils fustigeaient autrefois », on pourrait vous répondre qu’Hitler par exemple n’a jamais fustigé l’entrepreneur allemand qui réussi et qui participe à l’épanouissement de la Nation, mais bien davantage ceux qu’il appelait « les hyènes internationales » de la finance. Et que bon nombre de ses généreux donateurs changèrent bien vite d’avis en s’apercevant à partir de 33 que ce petit caporal n’était pas aussi manipulable qu’ils l’avaient un temps escompté en matière d’économie ! Bref, ce chapitre mériterait un long échange à lui seul.
Et je ne parle même pas des passages ou vous écrivez : « des millions (...) de socialistes et de communistes aient fini (...) gazés dans des camps en Pologne », ou encore : « c’est ce qui poussa Hitler à massacrer des millions de juifs, de tziganes, de clochards, d’étrangers », puisqu’une grande partie de ce sujet est interdit de discussion. Il est donc assez facile d’affirmer tout et n’importe quoi sans craindre la contradiction...
Autrement, et comme je l’ai déjà dit, votre article soulève de nombreux points intéressants sur l’analyse de certains phénomènes liés aux totalitarismes du point de vue socio-économique. J’aurais simplement souhaité que vous évitiez les poncifs de l’histoire officielle pour vous concentrer - et ainsi condenser votre texte - sur le fond de votre sujet.