Extraordinaire... L’enseignement public réduit à ses seuls coûts de fonctionnement. Certes pas tous justifiés. Quid de son utilité sociale ? civique ? Pour l’auteur qui a su écrire et lire dès son premier mois sans doute, l’EN coûte cher. C’est vrai.
Mais pourrait-il estimer le coût d’une non formation ? le coût des dépenses publics affectés au soutien d’entreprises privées ou de professions libérales (du Crédit Lyonnais à la dotation informatique des médecins généralistes il y a quelques années ?) Je ne me cache pas les nécessités d’une réaffectation des crédits au sein de l’EN. Beaucoup d’argent gaspillé, c’est une réalité. Mais ces tribunes de plus en plus nombreuses, aux fins populistes de plus en plus affirmées, ne me semblent guère contribuer à l’amélioration du système. Professeur d’Histoire-Géo en lycée général, j’affirme mon droit à ne pas former des acteurs économiques mais des citoyens responsables. La spécialisation assumée par l’élève APRES le bac le guidera vers la vie active. Moi, je l’accompagne vers une majorité civique en lui donnant quelques clés pour comprendre le monde dans lequel il vit. Point d’utilitarisme économique, au risque de déplaire !
Thierry GRANGETTE