Bonjour Dwaabala,
Très beau texte. Merci.
Voyez-vous, j’ai vu bien plus d’intelligence dans les yeux de mes chèvres étant enfant, et dans les prunelles de ma chienne étant adulte, que dans beaucoup de nos personnages publics.
D’ailleurs, en ce moment, sur la branche du figuier devant la fenêtre de mon bureau, est perchée une tourterelle. Elle attend la poignée de graines de tournesols que je lui donne vers 16 heures tous les jours. Elle me regarde à travers la vitre, et semble me dire : « tu es en retard... » Elle connaît l’heure sans avoir de montre, et elle est ponctuelle, elle !
J’ai trouvé dans tous les animaux que j’ai côtoyés une certaine intelligence. Elle ne se manifeste pas a priori, un peu de patience et de calme sont nécessaires, mais quel miracle lorsqu’elle devient évidente à nos yeux !
Ce regard du veau qui vous a ému sur l’autoroute vous aurait sans doute encore plus touché si vous aviez eu à le connaître avant de le manger, non ?
Je ne prône pas le végétarisme loin de là. Mais c’est plus confortable de ne manger que des animaux que nous ne connaissons pas (ou des oeufs, ou des poissons). Sentiment hypocrite hélas, je le sais bien. Et s’il m’arrive de manger des morceaux d’animaux, je m’efforce de ne pas penser à la vie qui les animait avant. C’est parfois très difficile...
Bien cordialement Dwaabala.