La boutade est assez plaisante. Mais il me parait intéressant d’aborder sérieusement ce thème via la géométrie.
On pourrait concevoir le bipartisme comme une droite, ou plutôt un segment. Les images médiatiques empreintent d’ailleurs largement au champ lexical du segment, centre, gauche, droite, extrême-droite, extrême-gauche.
Notre bipartisme est un segment car il y a bien deux extrêmités, l’extrême-gauche et l’extrêm-droite, sans toutefois savoir à quelle distance du centre l’extrême se définit...
Il y a effectivement la possibilité de placer sur un segment une inifinité de points, et donc de conceptions politiques pourrait-on dire. Je ne le pense pas.
Car cette linéarité, cette mono-dimension est un affront à l’intelligence humaine.
Imaginons deux axes, donc un plan, dans un premier temps, cela permettrait par exemple de classer les courants politiques selon deux critères, par exemple :
- leur affinité par rapport à l’épanouissement individuel ou la pression sociétale
- etc.
Et que dire d’un cube ? 3 critères nous permettraient de nous situer. On le voit bien pour des explications économiques, pourquoi pas politiques.
Et je pense que cela permettrait à chacun d’entre-nous d’agrandir son champ de compréhension, voire même d’appréhension de la politique. Car plus que nos représentants, c’est la représentation elle-même de la politique qui est pré-historique.