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Saul 23 septembre 2013 22:30

Le président de la Bundesbank (communément surnommée la Buba), Jens Weidmann, a plaidé vendredi 24 mai 2013 pour qu’un pays de la zone euro puisse à l’avenir faire défaut, une option que les Européens ont à tout prix cherché à empêcher pendant la crise.

"Avec la crise, nous avons fait très attention à éviter les risques de défaut", par crainte d’un effet de contagion, a expliqué Jens Weidmann, réputé pour sa défense stricte de l’orthodoxie monétaire et budgétaire, lors d’une conférence organisée par la Banque de France et la banque centrale d’Allemagne. Il a, en revanche, laissé ouverte une telle possibilité à l’avenir. "A long terme, nous devons faire en sorte qu’un Etat puisse, en dernier ressort, faire faillite", a relevé le patron de la Buba, ajoutant que cette possibilité était « un élément clé » pour permettre de discipliner les marchés. "C’est pour cela que nous travaillons au fait de découpler les Etats et les systèmes bancaires", a-t-il par exemple fait valoir. 

http://www.challenges.fr/economie/20130524.CHA9890/quand-le-patron-de-la-bundesbank-evoque-une-faillite-possible-des-etats.html

Le fait est que la Grèce et plusieurs autres pays de la zone euro sont aujourd’hui budgétairement insolvables et sont appelés à le rester compte du niveau trop élevé de leur endettement et de leur déficit de croissance. Et pourtant on continue à leur prêter de l’argent. Comme d’habitude les marchés financiers qui cherchent le profit à court ou moyen terme ne voient pas que le système va dans le mur et comme d’habitude ils ne remarqueront le désastre qu’au dernier moment, lorsque les défauts sur dettes d’un, voir de plusieurs pays de la zone euro, interviendront inéluctablement.


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