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baldis30 1er octobre 2013 22:07

Je ne pense pas qu’il faille désespérer pour l’Italie, même si la situation parait complexe.
D’abord tout le monde n’est pas d’accord avec berlusconi au sein de son parti, il y a des différences entre bien des gens que La Repubblica, très indépendant du cavaliere, classe en trois morceaux ( j’utilise ce terme parce qu’il montre bien la déchirure interne) :
- des fidèles, dont je me demande si berlussolini ne les tient pas en laisse très très courte pour des affaires de différentes sortes 
- des intermédiaires , peut-être fortement attachés à un mandat plus qu’à toute autre chose
- quelques personnes prêtes à la scission , dont le plus connu pour nous est Alfano.

Retourner aux urnes avec le système actuel baptisé « PORCELLUM » - ( pas besoin de traduction....) conduirait à des situations ubuesques ou kafkaïennes bien des observateurs l’ont souligné .

La raison de ces situations probables, tient à une personne - la encore culte de la personnalité- Beppe Grillo et au mouvement M5S qu’il a initié et qui s’est implanté en raison du fait que bien des italiens en ont « marre » des problèmes à répétition de mafia, de corruption, de problèmes de transport ferroviaire ( et là je peux témoigner de mes expériences répétées) , de fraude alimentaire ( voir par exemple l’article de La Repubblica du 23 décembre 2011 sur la fraude sur l’huile d’olive, qu’aucune publication française n’a repris , ou TRES faiblement dans la presse des associations de consommateurs), etc , etc ....
M5S a profité de cette situation et du vide politique , outre des problèmes juridiques directs de berlusconi, et s’est cristallisé autour de quelques refus dont TGV ( en italien TAV : treno alta velocità) *. Né d’un refus et même de plusieurs , avec quelques bons sentiments malgré tout , il y a une dérive personnelle vers le « chef », ce qui pourrait être inquiétant . 
Quelques personnes de M5S sont aussi prêtes à faire sécession ou tout au moins un pas vers le pourvoir actuel . 

Fondamentalement entre des élections qui se dérouelraient aujourd’hui et celles qui ont conduit à la mise en place de Gianni LETTA comme premier ministre, il y a un événement qui ne peut être négligé dans le contexte italien : on est passé de Benoit XVI à François , avec déjà des mises au clair , dont celle de l’IOR ( Institut des Oeuvres Religieuses, alias la banque du vatican) , et des volontés de dialogue avec des gens qui sont de vrais laïques ( voir le courrier échangé avec La Repubblica) . Les apparences ne changent pas , mais en profondeur la situation morale n’est pas la même, surtout avec la condamnation définitive d’une part et l’affaire Ruby à venir en première instance.
 Autre atout majeur pour l’Italie, un président de la République admirable et qui a plus de pouvoir qu’on ne le croit : il peut dissoudre l’Assemblée et le Sénat , ou l’un des deux seulement, sans autre avis que le sien .... Le fera-t-il ? actuellement cela ne semble pas la voie choisie du moins avant un nouveau système électoral , dont Berlusconi ne veux pas.
 Il jouit d’une grand autorité morale dans le pays et les quatre sénateurs à vie qu’il vient de nommerconformément à son pouvoir constitutionnel ( dont Claudio Abbado) renforcent son emprise morale. 

Nopus avons tort de ne juger l’Italie que sur les désordres mafieux , d’abord ils les combattent, et ont des résultats ... Avons nous en France quelqu’un de la trempe de Roberto Saviano ? Avons nous une justice qui par exemple à Turin dans deux procès exceptionnels ( l’amiante et l’affaire Thyssen) a montré une qualité à la hauteur de la culture italienne ? Et ne comparons pas le Vajont av ec Malpasset sur ce plan là !


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