@ Fifi Brin d’acier.
Lisez, voulez-vous, la lettre (http://www.revue-pouvoirs.fr/La-lettre-de-Jules-Ferry-aux.html)
que Jules Ferry adresse aux instituteurs le 27 juillet 1883.
Ecrite dans une
langue parfaite qui devrait être un modèle du genre aussi bien pour les
enseignants, que les élèves d’aujourd’hui, cette instruction est un exemple de ce que
L’Instruction publique a su produire durant près d’un siècle en donnant à
chacun la connaissance et la maîtrise parfaites du Français, de sa grammaire et
de sa syntaxe.
C’est dire que tous vos propos relatifs aux incertitudes
entourant l’orthographe (voyez l’étymologie elle-même) sont, pardonnez-moi, irrecevables.
Nous écarterons bien évidemment cette affection difficile que constitue pour
ceux qui en souffrent, comme vous le relevez très justement, la dyslexie.
Vous
conviendrez cependant avec moi que tout les monde n’étant pas dyslexique, les
griffures et les dérives qu’une orthographe incertaine porte au langage et à l’écriture
– ce dont plus personne ne rougit –, je ne parle pas du style (chacun a le
sien), ne sont pas la norme.
Et cette norme, la voici, comme vous le
constaterez à la lecture de ces
Instructions officielles qui exigeaient, à raison, une orthographe parfaite. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfp_0556-7807_1977_num_39_1_1632
L’orthographe est toujours trop simple, écrivait Alexandre
Vialatte, qui ajoutait (de mémoire) : « Quand on est amoureux (et
respectueux) de sa langue, on l’aime dans ses difficultés, un peu comme une aïeule,
avec ses rides et ses verrues. »
Voyez des écrivains tels que François Cheng ou Andreï Makine,
tous deux étrangers, qui ont su maîtriser cette langue magnifique qui n’était
pas la leur au point d’en être récompensés par l’entrée à l »Académie
française et par l’attribution du Prix Goncourt.
Le débat nous mènerait trop loin avec les « pour »
et les « contre ». Permettez-moi de vous conseiller la lecture
passionnante de cet ouvrage : Zéro faute. L’orthographe, une passion française,
Par François de Closets.
Pour le reste, ma bibliothèque vous est ouverte.
Zéro faute. L’orthographe, une passion française Par François Closets (de)