Les métamorphoses rousseliennes à la mesure des grands bouleversements historiques
« Il faut expliquer les discours d’un homme par son caractère, et non son caractère par ses discours. » (invitation à respecter le mode d’emploi)
Sans doute l’annonce du raz de marée romantique et l’inondation de littérature autobiographique des XIXe et XXe siècles.
Authentique héros romantique entre un homme
perfectible, à l’intelligence et au charisme exceptionnels, habité
d’une empathie culpabilisante pour son prochain, et un personnage
légendaire, un demi-dieu, qu’il n’aura de cesse de
construire et d’affiner durant toute sa vie de solitude relative.
Siegfried wagnérien de justice et de pureté, vulnérable à la nature
humaine, en lui même (l’ego) et dans la société des hommes (alter-ego).
Dans cette articulation laborieuse marquée du sceau paradoxal (Pavlow)
tel un colosse au pieds d’argile, en bon chrétien, il connaîtra son
Golgotha, mais en philosophe il accomplira son cheminement vers sa
condition naturelle. La différence de ses facultés à ses désirs
s’amenuisera et la félicitée viendra à lui. (Emile livre II)