Nature-culture
Ce qui fait la différence philosophiquement entre un homme de culture, à la manière occidentale et un homme de nature à la manière amérindienne, c’est la différence radicale de l’ego.
La
roue de médecine était l’œuvre amérindienne. Ces créateurs avaient
certainement réalisé l’une des plus intéressantes
symbioses homme-nature et même la symbiose homme-homme. Ils se
considéraient comme appartenant à la nature, ils
n’avaient pas la prétention de la maîtriser. Ils ne
possédaient rien et n’avaient de droits sur rien.
Nous serions tentés d’évoquer une pensée archaïque,prés-consciente. Quand au fond, c’est d’une conscience vraie dont il s’agit. Une espèce de près-science qui informe dans un espace intuitif ou sensoriel.
Paradoxalement, l’homme moderne est un grand enfant devant la violence naturelle des éléments, il serait tenté de s’en prendre aux
autorités qui n’auraient su prévoir ou éviter.
Au début des années 80, un excellent film « Danse avec les loups »
avait su nous réconcilier avec la culture amérindienne, sans nous
épargner la cruauté des tribus qui s’inspiraient des colons.