Une étude sociologique qui nous parle de l’harmonie culture-nature.
Plus surprenants sont les résultats d’enquêtes menées par les collaborateurs d’E. Debarbieux dans des pays pauvres, en l’occurrence le Brésil, le Burkina Faso et Djibouti. La violence scolaire est dans ces pays moins fréquente que dans la plupart des pays riches.
Mais E. Debarbieux formule aussi une autre hypothèse : dans ces pays, des communautés soudées et solidaires ont subsisté (villages ou favelas), et les écoles bénéficient de ce « lien de proximité qui produit une régulation forte ». Hypothèse qui a le mérite de rappeler un des points communs à toutes les études sur la violence scolaire : quel que soit le contexte national, c’est dans les établissements où les équipes éducatives sont à la fois solidaires et bienveillantes que la violence des élèves est la moins fréquente.
Cela veut dire aussi que les lieux de vie et les systèmes culturels, éducatifs, de partage et d’échange conservent un visage humain, dans un cadre ou la nature est présente et incontournable. Et pourtant l’on observe par ailleurs que les villes se développent et que les hommes s’y agglutinent...ils y assument certains risques.
Rechercher la vie au contour de village, n’est pas heureusement un privilège, mais un choix de société, à la portée des mentalités écologiques...ça existe encore, mais à l’âge de la maturité.