A TOUS,
Le christ demande au blessé de la
route que nous sommes, d’aimer ce sauveur atypique, ce paria, de
l’aimer comme nous même. Ne jamais oublier cet homme qui nous remit
debout. Toute notre vie durant. Non pas d’une manière contrainte, mais dans
une libre gratitude.
C’est pour cette raison que l’on nous
montre un homme attentif à l’environnement humain, qui après son intervention reprend son propre
chemin. Dans un même temps, nous devons oublier la dette de
reconnaissance toutes les fois que l’on modélise ce personnage. Le
désintéressement, pas même à chasser le souvenir, c’est accompli.
Comme une femme qui fait son enfant, c’est donné à la vie.
Et l’enfant poursuivra l’ouvrage dans
une chaîne d’amour.
Trivialement il est fréquent
d’entendre prononcer le terme de sacrifice dans la bouche d’une mère.
Le courant de vie consiste au souvenir
qui nous guide dans l’action désintéressée.