Bonjour katherine,
Pour la Suisse, ma soeur me dit bien qu’il s’agit d’un pays merveilleux
Merveilleux ? variablement, au gré de l’humeur et de la joie de vivre. En revanche, la participation plus active des petites gens aux grandes décisions donne beaucoup de mal aux hommes politiques. Ceux ci ne peuvent comme chez nous passer le temps à éluder les vrais questions...la paix par exemple !
Car au fond, si l’Europe est en paix, elle cultive le goût de l’intervention politique et plus grave guerrière, à l’extérieur de ses frontières.
Et pourtant, le maître mot et « Paix », voire pour ceux qui entendent les paroles christiques, « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté »
Ce n’est pas une vue de l’esprit pour le peuple suisse, c’est une réalité quotidienne depuis Marignan 1515...cinq siècles !
Et tous se réclamant de Jean Jaurès, un vrai socialiste qui érigeait la Paix en bon humaniste. " Lorsque la révolution européenne s’occupera de la liquidation de la
guerre, elle nous dévoilera entre autres le mystère de la mort de Jaurès"
Je partage les propos d’Alain finkielkraut
"Le problème est profond. [...] Il faut remonter aux
origines, à la définition première de la gauche. [...] La gauche
se présente comme le parti des Lumières, voire de la modernité.
[...] Amener la société à une prospérité toujours plus grande.
[...] Donner le droit de chacun au confort. [...] La modernité est à
la fois dans son essence bourgeoise, matérialiste et de gauche.
[...] Contre la morale chrétienne et aristocratique. [...] C’est
tous bourgeois, et quand la bourgeoisie comme classe veut garder le
monopole du confort, elle entre en contradiction avec le projet des
Lumières. La droite aussi est de gauche, elle critique la gauche
pour ne pas protéger les avantages acquis." S’ensuit une
critique de l’aveuglement de la gauche sur l’immigration de
peuplement, de Bourdieu, etc. Conclusion de Finkielkraut : "La
gauche et la droite actuelle doivent mourir."
A défaut d’être mortes, la gauche et la droite sont moribondes.