Jean,
Après ce cafouillage technique...
Il me semble qu’il est heureux de chercher le fil conducteur entre les poètes, artistes, philosophes et sages de tous les temps qui parlent au fond la même langue. Une solution vraie contre la bêtise et le fanatisme.
Entre les héros homériques, Ulysse à la recherche de la vie bonne, préférant à l’éternelle jeunesse et l’immortalité offerte par Calypso, la possessive enchanteresse, sa femme Pénélope, son fils Télémaque et son statut de mortel. Rappelant F. Nietzsche, Ecce homo, l’amour du destin, (Amor fati) amour de son sort, rappelant le géant Sisyphe, mais aussi « l’innocence du souvenir » offerte comme un présent par Nietzsche, et le « devenez comme des enfants et vous verrez Dieu » de l’évangile, le samaritain ne prétend pas d’avantage dans sa modeste réalité apparente.
Globalement, une réalité positive qui donnerait sens à la vie. Ce qui n’est pas en contradiction avec l’idée selon laquelle « la condition mortelle de l’homme et la conscience qu’il en a contribue à donner sa valeur à la vie. » Ici la pensée de Spinoza rejoint celle de Nietzsche qui affirme que « l’homme libre est celui qui est disposé à revivre éternellement cette vie en acceptant toute sa dimension tragique et donc en assumant pleinement sa mortalité. »
Tenter une vie au présent pour éviter le mélancolique passé bien mort et l’avenir spéculateur des religieux et des politiques au mobile finalement douteux.