et
je poursuis ma réponse…
(il
ne lâche rien !)
En
fait, je pense que nos divergences viennent en partie de ce que je ne
suis pas croyant. Paradoxalement, quoi que, je trouve un peu
désespérant le positionnement de l’athée, ça, c’est mon ressenti,
et préfère la proximité des artistes, mais aussi des spirituels et
religieux. Le goût du sacré.
« les
religieux sont les grands spécialistes de l’hystérie
collective. »
Oui
c’est ma conviction car la foule est vulnérable par
l’indifférenciation qu’elle véhicule. De plus sous l’influence d’un
homme charismatique, elle peut basculer dans la manipulation et la
violence. C’est vrai aussi qu’une minorité d’être humain répondent
activement à une solution extrême, mais la foule peut aider à
passer outre le surmoi de chacun, à déculpabiliser aussi. Une
absence d’éthique chez un sujet ajoutera au risque du débordement.
Les
expériences de Stanley
Milgram visent
à déterminer où finit la soumission à l’autorité et où commence
la responsabilité de l’individu ; comment concilier les impératifs
de l’autorité avec la voix de la conscience.
Stanley
Milgram s’est penché sur des événements pendant lesquels des
atrocités, découlant d’une extraordinaire soumission à l’autorité,
ont été pratiquées. Il existe chez l’homme une propension
naturelle à se soumettre à l’autorité et à décharger sur elle sa
propre responsabilité. Un chef charismatique religieux peut avoir
une influence déterminante chez certains adeptes qui d’ailleurs sont
souvent d’une grande discrétion, mais comme des volcans que l’on
croyait éteints (volcan gris) partent dans un délire guerrier.
Combien de jeunes ne mesurent pas l’importance de l’autorité dans
une autorégulation. C’est pourtant le plus sur moyen d’abolir la
notion de l’obéissance aveugle. Le narcissisme est une affaire de
conscience, principalement de surface.
J’insistais
sur celui des paroxysmes plus dangereux car émanant de
l’inconscient et travaillant dans l’ombre. La part
consciente est métaphoriquement à l’image de la
surface d’un lac, l’inconscient représenté par les profondeurs
aquatiques et terrestres prisonnières en secret,
avec les minéraux, les
richesses et les mystères
insondables. C’EST SANS COMMUNE MESURE.
Les
religieux, pour les avoir fréquenté en théologie sont quelque fois
d’une superficialité angélique. Pour Nietzsche,
le nihilisme est la conséquence de n’importe quel système
philosophique ou
religieux. (mon
doute pour les systèmes). L’idéalisme
céleste ne
donne pas à l’homme le goût du terrestre, de son corps et du
présent. C’est d’ailleurs en plis l’émergence de l’irrespect des
principaux paramètres vitaux de notre humanité. On pressent les
conséquences sur la santé et l’écologie, c’est presque essentiel
et pourtant négligé. Certes
cela change...mais pas pour tous.
La
seule écologie n’est pas, il me semble, la priorité du religieux.
La terre est un paradis merveilleux sources de créativité...surtout
en pleine nature. Mais les humains ne déméritent pas et font preuve
d’une étonnante créativité.