@faxtronic
Avant les Ottomans il y avait des Turcs en Asie Mineure : depuis la défaite de Mantzikert vers 1050, où l’empereur byzantin Romain IV Argyre a été vaincu par le sultan sejdjoukide Alp Arslan. Et certains sultanats comme celui de Roum (où s’est installé le grand philosophe et fondateur des mevlevis Celaluddin Rumi) étaient florissants bien avant les Ottomans. Les Croisades ont eu pour but non seulement de libérer le Saint-Sépulcre mais aussi d’empêcher les Turcs de continuer à grignoter l’Empire de Byzance.
Par contre, Erdem, qu’est-ce que c’est que ces propos sur les peuples « losers » ? Pendant pratiquement tout le XIXe siècle la Turquie était aux abois, dépécée par ses ennemis, et en dépit de quelques sursauts de résistance comme à Kars et à Plevna en 1877 elle n’a été sauvée que par la rivalité anglo-russe (notamment pendant la guerre de Crimée) Est-ce que cela a fait des Turcs des « losers » ? Certes, Atatürk a relevé le défi est c’est pourquoi, à juste titre, il demeure un exemple rayonnant de sursaut national.
Mais l’Arménie a été un grand état : l’Arménie cilicienne au XIIe siècle valait le sultanat de Roum, et historiquement, il y a eu un grand royaume arménien à l’époque macédonienne (vous n’avez jamais entendu parler de Tigrane le Grand ?). Et les révoltes arméniennes accompagnées, je le sais, de graves massacres de Turcs, n’ont été que le prétexte des les Comités ’Union et Progrès" pour mettre à l’oeuvre le nettoyage ethnique qu’ils envisageaient depuis longtemps.