Je l’attendais cet article tiens !
J’attends aussi les interventions de Johan, de Hunt etc...
Pour ma part, j’ai trouvé ce débat très innovant sur la forme : enfin un peu de « difficultés » et de mise à l’épreuve. 6 débats pour ne rien dire par contre je ne partage pas... mais bon.
Sur le fond, comme c’était prévisible, ce fut plat, idéologiste et tristement terne. Pas d’idées, pas d’actions concrètes, pas de vision viable et soutenable de l’avenir.
La portée des discours, quand ils n’étaient pas récités et rabachés à la Royal, s’en tenait à harranguer les « clients » militants du PS à dose de « vous les petits retraités, vous les smicards, vous les précaires etc.. »
Comme chacun sait, la France est composé que de pauvres et surtout de pauvres qui aiment à savoir qu’ils le sont.
J’ai navigué entre le pathétisme de la proposition de DSK sur le logement, et allez repartons pour la gloire des villes nouvelles (les années 60 ne vous ont-elles rien apporté comme élément de réflexion sur les villes sans âme ?) ou bien la prime Fabius de 100€ qui sera automatiquement bouffé par l’inflation et coulera les entreprises qui n’arrivent pas à dégager du bénéfice.
J’ai navigué entre le fou rire d’un monologue répété mot pour mot par SR (je suis en Région PC et je sais ce qu’elle nous raconte) avec la prime au « mot clé » de type « environnement, précaire, inégalités, désordres, injustices, misères, etc... » ou la blague des 35h qu’aucun n’a su manier avec finesse (oui tout va bien ou bien oui ça va mais c’est pas top).
Et je me suis échoué dans la platitude des propositions et du projet : VIDE, désespérement VIDE.
Bien sûr, tout n’est pas à jeter, mais qui oserait dire aujourd’hui que les inégalités ne sont pas à corriger, que l’environnement on s’en fou, que l’économie fonctionne à fond etc... ?
La différence se traduit dans les actions pas dans les constats d’état des lieux.
Et niveau action, on sait ce que SR pense, mais on ne sait pas DU TOUT ce qu’elle compte faire pour « changer les choses ». Désir d’avenir... mais le problème c’est que nous voulons que notre PRESENT change.
Alors au jeu du moins mauvais, clairement, DSK a été au dessus du lot. Plus précis, plus dense, plus « complet ».
Fabius a joué son rôle à gauche de la gauche (taxons ces saloperies de grosses entreprises sans dire comment et de quelle façon viable sans créer d’effets pervers) et SR s’est gentillement placé au milieu, en récitant son texte.
Ma conclustion est donc la suivante :
Avec aussi peu de matière, un platitude telle que la passion et la spontanéité s’efface derrière du discours prémaché (sauf LF qui semblait y croire) et surtout un décalage tel avec les réalités, je ne crois en rien à un changement viable avec le PS en 2007.
Le projet et le programme de Bayrou sont plus solides et sans doute moins « cons » et autocentrés sur « les pauvres ».
Le soucis, c’est le canyon social, l’écartelement de la classe moyenne sur l’hotel de l’état interventionniste et d’assistanat d’une part, et du capitalisme excessif et sans freins de l’autre. Et cela, surtout dès l’école et à la sortie des études.
Je voterais donc pour celui ou celle qui traitera de cette question majeure, et si possible de la réorganisation de l’Etat, pour ne pas investir PLUS (toujours PLUS) que ce qu’on a pas, mais MIEUX. Et si possible, diversifier les profils, les sources énergétiques et casser les logiques monolithiques de corps et de « ministères figés » qui plombe le pays.
Un principe de réalité à suivre : Evoluer, ou crever.
Merci.