bonjour l’auteur,
ça a été dit par de nombreux contributeurs, alors j’en remets une couche : la voiture électrique c’est du vent complet. Et la constatation de l’impasse technique totale de cette « solution » peut justifier à elle seule le suicide du dirigeant de Tata.
Et on peut même généraliser en ce qui concerne les voitures : Aujourd’hui, on peut mettre 500 Kg de ce que l’on veut à la place d’un réservoir d’essence que on en arriverai pas à une puissance générée équivalente. Exemple concret : 1 kg d’essence génèrera environ 13 KWh, et compte tenu du rendement (30%), ça donne du 4 KWh à la roue.
Les meilleures batteries lithium ont un stockage énergétique de 100 à 250 watts.h par kilo, soit à la roue avec un rendement très optimiste de 80%, du 80 à 200 Wh
Donc, pour fournir à la roue la même énergie qu’un plein d’essence, il faut entre 20 et 50 fois le poids de l’essence en batteries. Pour donner un chiffre correspondant aux capacités actuelles, il faudra environ 1500 Kg de batterie au lithium de bonne qualité pour égaler un réservoir de 45 litres d’essence. Sans même évoquer la dangerosité d’une telle taille de batterie.
Pour l’air comprimé, là on cumule pratiquement toutes les tares : énergie stockée ridiculement faible, rendement très bas pour restitution à la roue (celui du moteur à explosion mais sans l’explosion) et des problèmes d’échauffement à la charge et de gel à la décharge qui seront tout sauf simples à régler. Je doute qu’une bouteille d’air comprimé de 50 litres puisse fournir assez d’énergie pour faire ne serait-ce que 1 km - sans même parler du poids de la bouteille - obligatoirement en acier assez épais pour tenir la pression. On est clairement là dans de l’enfumage style « avion renifleur » avec ce type de solution.
Le problème n’est pas celui d’un type d’énergie ou d’un autre, c’est la voiture elle même et notre conception des moyens et des besoins en déplacement qui est le problème.