Difficle de bien appréhender un homme dont la carrière s’étend sur près d’un siècle ! Ses écrits parlent d’eux-mêmes, car lui-même (que j’ai eu l’honneur de rencontrer à plusieurs reprises) n’aimait pas expliciter son oeuvre et faisait parler ses interlocuteurs. Et je trouve qu’Héliopolis et Eumeswil,tout fiction qu’ils soient, donnent une bonne idée de sa conception de la politique, de l’homme (je parle du vrai, du chevalier) qu’il avait développé dans les Falaises de Marbre.
Mais... à chacun son Jünger (comme à chacun son Mishima, pour citer un autre personnage controversé et infiniment plus tourmenté).