Bravo M. Dugué, votre lucidité vous donnant l’inspiration nécessaire pour interpréter ces démiurges des temps modernes vous ont permis de voir une des finalités de la modernité. Mais il est dommage que, vous posant la question du comment et du pourquoi, vous n’ayez pas été un peu plus loin. Car tout ceci n’est que conséquences, et si vous avez le courage de remonter un peu plus haut dans le temps pour comprendre pourquoi on est arrivé là, vous verriez sans doute (je pense que vous le savez déjà) , en observant les différentes étapes et « évolutions » des sociétés dans le monde et en particulier, les sociétés occidentales, que le fruit qui a été croqué jadis contenait bel et bien un ver.
Cette déchéance intellectuelle comportant, entre autre, un passage du qualitatif au quantitatif et laissant pour ainsi dire l’humanité livrée à elle-même sans autre but que de conforter son propre ego, est un des nombreux signes des temps qui n’augure pas des lendemains qui chantent.
Le comment dirige effectivement le monde et grâce en particulier à la science moderne, qui s’est évertuée à cacher ou à supprimer le pourquoi tant celui-ci n’était pas représentatif des nouvelles mentalités qui voyaient le jour. Cette descente aux enfers modernes est inexorable et aucun retour en arrière ne sera possible tant le comment contient en son essence les germes d’un monde monstrueux tel une bête sauvage dévorant ses petits.
P.S. : Si vous pouviez, ne serait-ce, que lire quelques pages de la « Crise du monde moderne » ou « Le règne de quantité et les signes des temps » de René Guénon vous y trouveriez sans doute et en faisant abstraction des préjugés contemporains qui nous ferment l’esprit, la suite de l’état d’esprit que j’ai pu trouver dans votre article.
Cordialement.