Salut Genseric. Comme vous j’ai suivi et subi les faits que vous relatez. Comme vous - peut-être - j’ai poussé un soupir de soulagement à l’annonce de la libération du blogueur et comme vous je suis désagréablement surpris de la sentence prononcée contre les trois policiers.
Toutefois au contraire de vous, je reste profondément, viscéralement, confiant dans l’apprentissage de la liberté (notamment de conscience) en Tunisie. Même si dans sa nouvelle constitution je crois qu’il existe un article qui permettrait de sanctionner toute atteinte...« au sacré ». (reste à savoir ce qu’on entend par sacré).
Ne soyons pas impatients. Vous ne pouvez nier que la sécurité est revenue dans le pays, malgré quelques rares soubresauts. Vous ne pouvez pas nier que plusieurs mosquées, aux « mains » des salafistes ont été « nettoyées ». Moi même suis agréablement surpris de constater que niqabs et barbes sont devenues d’une réjouissante rareté et que la jeunesse à travers les rues (notamment dans la capitale) dans son accoutrement comme ses discussions est identique à celle de tout autre pays dit civilisé. Moi-même j’ai souvent critiqué, sans insulte mais animé de tolérance, devant des amis tunisiens et même face à ma propre épouse, fervents pratiquants de l’Islam, les contradictions du Coran tout comme j’ai critiqué les deux autres monothéistes, sans être traité de renégat.
Certes je trouve répugnant le jugement prononcé contre les violeurs comme je reste sidéré par a lenteur de l’enquête judiciaire concernant le meurtre de l’opposant Belaïd dans lequel serait impliqué le part islamiste local et qui donne lieu tous les mercredis à une manifestation de protestation devant le siège de la police, mais je suis confiant dans le nouveau gouvernement de transition qui commence à faire ses preuves dans le bon sens.
Cordialement à vous.