@ Merci pour ce courageux article, auquel il n’y a pas forcément de réponses toutes prêtes.
Le problème de la laïcité, c’est que l’Etat est le garant du libre exercice des religions... et/parce qu’il n’en reconnaît aucune comme officielle. Il ne faut pas réformer ce principe excellent, auquel souscrivent les protestants, dont je suis. Mais comment, maintenant, appliquer cela dans le domaine public ? Pour le cochon, il y aurait quelque chose d’assez simple : ne pas s’interdire d’en faire figurer au menu ; ne pas en mettre tout le temps. A partir de là, chacun fait comme il veut en fonction de ce qui se présente.
Je rappelle ce que m’avait dit en interview Kofi Yamgnane alors que je l’interrogeais à ce sujet : c’est l’histoire du pays d’accueil qui doit prévaloir. Sinon : imaginez le vendredi férié pour les musulmans, le samedi pour les Juifs et les Adventistes, le dimanche pour les autres chrétiens et assimilés... et rien du tout pour les sarkozystes et les NKMistes enragés.

Enfin, concernant l’islam, il faut exiger la réciprocité. Or, dans la plupart des pays musulmans, il n’y a pas de liberté religieuse, voire absolument aucune notamment en Arabie saoudite. Pas d’églises en Arabie = aucune mosquée financée par les Saoudiens en France. ça, c’est simple... sous réserve de contrôle des flux de fonds.