j’ai lu votre texte avec intérêt
vous avez du constater que je m’intéressais de près à la question
en gros votre conclusion est que ce récent accord de Genève sonne comme une victoire de la diplomatie russe ce qui me semble à nuancer
il est vrai que le simple fait d’avoir reconnu que la Russie était incontournable dans ce dossier constitue déjà un progrès substantiel par rapport à l’arrogance des occidentaux qui n’ont eu de cesse de l’ignorer depuis le début de cette crise
mais si d’après cet accord les séparatistes russophones de l’Est doivent déposer les armes et rendre les batiments qu’ils occupent, le risque est gros de casser durablement cette dynamique d’insurrection contre le pouvoir usurpé de Kiev
en effet bcp d’insurgés des districts orientaux de l’Ukraine plaçaient une confiance très forte en Poutine et peuvent à l’heure actuelle se sentir comme trahis par ce dernier, d’ailleurs un grand nombre de ces révoltés ont annoncé qu’ils n’acceptaient pas cet accord et qu’ils allaient continuer à occuper les batiments, alors quid de la suite si le Kremlin abandonne ses meilleures troupes ?
aussi quand on sait l’absence totale de loyauté des puissances atlantistes dans le respect de tout engagement (Ianoukovitch chassé illégalement le lendemain même de la conclusion d’un accord avec l’opposition du Maidan) on se demande à quoi peut servir un accord dans ces conditions et si toute concession accordée au nouveau gouvernement ukrainien ne constituerait pas à chaque fois une grave erreur tactique ?