Si, l’économie est compliquée car elle oscille entre la science et l’intérêt des individus, des classes, et des lendemains imprévisibles
C’est donc un millefeuille d’interprétation, d’anticipation.
Prenez l’exemple des cycles comme décrit dans cet article. Les taux sont bas, donc on consomme, on investit à crédit. L’inflation commence à se faire sentir, les banques centrales augmentent les taux pour la contenir (et défendre les rendements financiers), et krach, les actions sont bazardées au profit des rendements obligataires.
Sauf que, actuellement, la croissance et donc l’inflation sont sapées par la concurrence des pays à bas coût. Et les économies riches ne redémarrent pas, à quelques exceptions près.
Depuis janvier, les marchés actions donnent sérieusement l’impression que le pêcheur (le financier donc) attend que le goujon (l’emploi) morde à l’hameçon. Son buzuc, le voici : nous faire croire que la situation s’améliore après avoir rincé l’économie depuis 2007-2008, accaparé les différents « quantitative easing » (japonais, anglais, américain, etc) et profiter d’un krach très juteux par la suite.
Par ailleurs, vous avez raison de souligner que le financier se paye sur la bête via le salarié, l’emprunteur. Les banques françaises détiennent au moins 20-25 plus d’actifs financiers que le PIB de la France. Qu’est-ce à comprendre si ce n’est qu’elles espèrent de 20-25 façons s’accaparer la richesse effectivement produite.
Par ailleurs, vous avez à nouveau raison de souligner qu’elles essayent de s’accaparer l’épargne ou plutôt l’investissement des particuliers.
Ce qui manque à votre article, c’est qu’elles (les banques, mais aussi les hedge-funds, les traders, etc) essayent de s’enrichir rapidement en étant très informées des orientations monétaires des banques centrales .