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soi même 9 mai 2014 21:57
http://www.jeanjacquesdelfour.fr/article-c-est-l-ocean-qu-on-assassine-120159712.html
Vendredi 20 septembre 2013
Jean-Jacques DELFOUR
C’est l’Océan qu’on assassine !
Depuis le mois d’août 2013, de Fukushima, vient une information tendant à la répétition
 : une autre
catastrophe majeure serait en cours. Les eaux extrêmement radioactives, déversées sur les
réacteurs percés afin de refroidir les coriums (mélanges de combustible et de métal fondu), et
celles fournies par la nappe phréatique, débordent au point de se déverser dans l’Océan. Outre
que le sous-sol, gorgé d’eau, menace la simple stabilité des bâtiments endommagés par le séisme
et les explosions de mars 2011, les capacités de stockage sont dépassées, aucune solution
technique n’est disponible, sinon, laisser filer dans l’Océan des eaux qui contiennent des masses
colossales de radionucléides radioactifs cancérigènes pendant des dizaines de milliers d’années.
Les nucléologues affirment sérieusement que les masses gigantesques de radionucléides sont
« 
diluées
 » dans l’Océan. Quel est le sens de ce mot
 ? La pharmacopée homéopathique procède
par dilution
 ; mais elle exige d’agiter vivement et longuement le mélange de substance et d’eau.
Qui agite l’Océan afin de diluer les milliards de milliards de radionucléides
 ? Ainsi, la concentration
est en réalité extrêmement variable. Il n’y a pas de dilution.
Veulent-ils dire que les radionucléides sont logés dans des impasses, neutralisés par les eaux de
l’Océan
 ? Mais l’Océan est peuplé par des milliards d’êtres vivants, du zooplancton aux baleines
 ;
tous les poissons absorbent des radionucléides, soit directement, soit parce qu’ils mangent
d’autres poissons radioactifs. Le drame est que les courants marins ignorent qu’une frontière
existe entre le Pacifique et les autres océans, en particulier la circulation thermohaline qui
transporte impassiblement l’eau du Pacifique jusque dans l’Atlantique nord
 ; les poissons non plus.
Tous transportent allègrement les milliards de milliards de radionucléides radioactifs dans tous les
autres océans et mers. Il n’y a aucune raison pour que je n’en retrouve pas dans mon assiette – ou
dans d’autres produits issus de la mer. Il est tout à fait raisonnable d’en conclure que toutes les
ressources halieutiques maritimes sont contaminées et cela pour des dizaines de milliers
d’années. Toujours pas de dilution.
« 
Dilué
 » vient d’un mot latin qui signifie « 
laver
 ». Peut-être veulent-ils dire que les radionucléides
présents dans les océans sont inoffensifs, parce que en faibles doses
 ? Admettons ce point. Le
problème est que rien ne garantit que la toxicité d’une substance diminue avec sa dilution ou son
affaiblissement
 : la toxicologie montre que certaines substances peuvent être plus toxiques
précisément quand elles sont diluées
 ; tandis que les substances mélangées dans l’organisme ont
leur nocivité accrue (principe du cocktail). Le thème des « 
faibles doses
 » est un mythe à visée
anxiolytique et manipulatoire.

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