Elles débutent le 8 mai 1945. Pour fêter la fin des hostilités de la Seconde Guerre mondiale et la victoire des Alliés sur les forces de l’Axe,
un défilé est organisé. Les partis nationalistes algériens, profitant
de l’audience particulière donnée à cette journée, décident par des
manifestations d’abord pacifiques de rappeler leurs revendications
patriotiques. Mais à Sétif un policier tire sur un jeune scout musulman tenant un drapeau de l’Algérie et le tue, ce qui déclenche une émeute meurtrière des manifestants, avant que l’armée n’intervienne.
Il y aura parmi les Européens plus d’une centaine de morts et autant
de blessés. Le nombre des victimes autochtones, difficile à établir, est
encore sujet à débat en 2014. Les autorités françaises de l’époque
fixèrent le nombre de tués à 1 165. Un rapport des services secrets américains à Alger en 1945 notait 17 000 morts et 20 000 blessés. Le gouvernement algérien avance le nombre de 45 000 morts. Suivant les historiens, le nombre varie de 8 000 (Charles-Robert Ageron, Charles-André Julien) à 15 000 victimes. Pour Antoine Benmebarek, l’administrateur chargé de la région de Sétif lors du massacre, il s’élèverait à 2 500 morts....Wikipedia...