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Job (---.---.131.68) 9 novembre 2006 00:19

Précisons que le problème soulevait par l’auteur de l’article démarre au point où la monnaie n’a plus d’autre intérêt que pour elle-même en tant que bien en soi. Au moment où on ne la considère plus que pour elle même à des fins spéculatives. Car comme tout bien à chaque instant, on peut être tenté de s’emparer de la plus grande quantité disponible afin de faire la Loi et d’imposer aux autres ses vues tout en jouissant du terrible pouvoir d’acquisition de cet instrument.

Donc, la vraie question qui se pose à nous, selon moi : la monnaie est-elle un bien comme un autre ?

Et cette question se posait déjà du temps des monnaies coquillages, du temps des monnaies métalliques. Car paradoxalement pour qu’elle ait « valeur », il faut qu’elle soit recherché par tous pour son pouvoir d’échange. Si demain, on ne veut plus de l’EURO et qu’on se met à vouloir du dollar tous ensemble : l’EURO ne vaut plus rien alors que le dollar vaut une fortune (vu qu’il deviend immédiatement rarissime).

On ne peut pas se passe de boire, de manger, de se chauffer, de s’abriter mais on peut se passer de monnaie.

Rousseau voulait dire quelque chose comme çà : l’homme des villes est dévoyé, dénaturé. Il ne sait plus faire la différence entre ce qui est vital et ce qui ne l’est pas. Mais il ne sait pas vivre autrement (d’où son discours sur l’éducation avec la raison physicienne au centre). La monnaie est importante mais elle demeure un fait de civilisation qui peut disparaître avec elle. On doit donc savoir exister sans.

Personnellement, je ne le peux pas. Et comme tout est approprié, çà me paraît bien difficile de faire autrement que d’en user. D’où la question du départ : est-ce un bien comme un autre ?


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