Un sondage mené par l’Ifop en mai 1945, sur l’ensemble du territoire
français désormais libéré (et confirmant un sondage de septembre 1944
auprès des Parisiens), a montré que les interviewés apparaissent bien
conscients du rapport de force et du rôle des alliés dans la guerre, et
ce malgré la censure et la difficulté sous l’occupation à accéder à une
information fiable.
Ainsi, une très nette majorité (57 %) considèrent que l’URSS est la nation qui a le plus contribué à la défaite allemande
alors que les États-Unis et l’Angleterre, pourtant libérateurs du
territoire national, ne recueillent respectivement que 20 % et 12 %.
Mais ce qui est proprement sidérant est que cette vision de l’opinion publique s’est inversée de manière très spectaculaire avec le temps, comme l’ont montré deux sondages réalisés en 1994 et en 2004.
http://numidia-liberum.blogspot.com/2014/06/amours-viols-et-prostitution-la-face.html
Pour
les GI, le Débarquement fut aussi un terrain dangereux d’aventures
sexuelles. Une historienne américaine s’attaque sans nuances au mythe du
libérateur.