La première chose déjà aurait été de démêler les concepts autour du mot juif. Juif en tant que peuple, juif en tant qu’ethnie, juif en tant qu’etat, etc. Puis éclairer le sionisme, avec la distinction du sionisme originel et de celui moderne. Tous les problèmes actuels viennent du sionisme moderne.
Dans votre pensée, au moins.
Ainsi, votre premier paragraphe est inexact, c’est une version réduite et orientée de l’Histoire, réduite justement au sionisme moderne. La présence de Juifs, en dépit de tous les aléas de l’Histoire, est certifiée depuis des milliers d’années. Je parle ici d’individus juifs, pas d’état par exemple, ni de peuple ni d’ethnie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_terre_d%27Isra%C3%ABl
Le problème est la souveraineté sur le territoire. En 1948, Ben Gourion dénonce le plan de partage.
La réalité, c’est que ces gens n’ont jamais eu l’idée d’être loyaux (cf conférence sioniste de 1942).
Le plan de partage de 1947 a été fait au détriment des populations locales arabes qui n’en voulaient pas, qui ne voulaient pas d’entités distinctes. Le peuple avait alors de bons pressentiments, mais les élites se moquent du peuple.
"La très grande majorité des Arabes palestiniens et des États arabes
furent opposés à ce plan qu’ils trouvèrent injuste car allant à
l’encontre de la volonté des populations locales. Depuis 1920, ils
réclamaient la fin de l’immigration juive et l’indépendance de la
Palestine, au mieux en tant qu’État multi-confessionnel dans laquelle
les populations juives jouiraient d’une autonomie plus ou moins
importante et dont les droits seraient protégés. Ils estiment que les
Arabes de Palestine n’ont pas à payer pour un crime commis à l’encontre
des Juifs par les nations européennes. Ils estiment également cette
décision illégale car allant à l’encontre du Livre blanc britannique de
1939. Ils craignent également que les sionistes chassent les populations
arabes car le projet ne peut s’accommoder d’une minorité arabe trop
importante dans un État juif. L’évocation de leur nécessaire transfert,
volontaire ou forcé, a été faite à plusieurs reprises les années
précédentes."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_de_partage_de_la_Palestine
Toute la politique suivie ensuite par Israel n’a eu qu’un seul but : la consolidation et renforcement de sa position afin de ne plus pouvoir être expulsable. C’est ce qu’il a fait via l’implantation de colonies sur les Territoires Occupés, par exemple ; ainsi, ils sont annexés de fait, la situation devient insoluble. C’est ce qu’il a fait dès 1950 en amplifiant délibérément l’immigration (le retour des Juifs (sic) et ceci afin de modifier les rapports de force et de présence (voir dans le lien ci-dessus les paragraphes partage des terres & partage des populations). Politique délibérée qu’il poursuit actuellement par ailleurs.
Tout ceci dans le but d’arriver à votre option résignée : les Palestiniens n’ont qu’à partir et pourquoi ne pas les payer pour cela ?
La résolution du problème, c’est un seul Etat, regroupant l’actuel Israel et les territoires palestiniens ; un état laïc, reposant sur l’égalité en droits de tous les citoyens. Une démocratie, en fait. Ie ce que désiraient déjà en 1947 les populations autochtones (avec une vision propre à l’époque, différente de la démocratie moderne). Pour cela, il suffit d’adhérer, de vouloir, de chaque côté. Et la réalité, c’est qu’aucune des parties en présence (pas la populace mais les élites) n’est laïque et démocrate. Et se moque comme d’une guigne qu’elle envoie à la guerre massacrer et se faire massacrer.
La solution devrait venir du peuple ; israeliens comme palestiniens devraient dans un éclair de lucidité attraper leurs politicards et gentiment les passer au fil de la guillotine. (cinglés du Hamas compris).