Mu par un reflex d’honnêteté intellectuelle, j’ai
spontanément ajouté un accord à cet article, sa critique du système
ultra-libéral auquel nous sommes désormais asservis me paraissant
globalement justes et les craintes qu’il manifeste, justifiées. Je maintiens donc
cet accord !
Néanmoins, il me semble qu’il faille y formuler une réserve.
La citation de Balzac « Derrière chaque fortune il y a
un crime », souvent exacte à l’époque où elle fut formulée, reste abusive
dans l’absolu ; et ceci même si nous
devons reconnaître qu’elle redevient chaque jour plus vraie en raison du fait
mondialiste qui nous oppresse chaque jour un peu plus. Elle est en outre de
nature à ramener des imprudents vers le système socio-économique des
« Soviets », lequel système est quand-même, ne n’oublions pas, à
l’origine de nombreuses fosses communes, autour de nombreux goulags, sans
parler de la réhabilitation des baignoires nazies lors des interrogatoires dans
les célèbres caves de la Lubyanka !
N’oublions pas non
plus que ce système, déniant le droit à la propriété, a également contribué à instaurer la pénurie, voire la
famine endémique dans l’ex-URSS. Dans un tel pays, ceci ne pouvait s’expliquer que par les
insuffisances et les vices qui lui étaient inhérents. Donc, très peu pour nous !
Cependant, cet article permet de rappeler qu’entre le capitalisme
de négoce du Moyen-âge et les crimes actuels du capitalisme exclusivement
financier, il n’y pas eu que le XVIII° S. de Balzac et la « productivité »
des goulags.
Nous avons eu également ce qu’il convient de nommer le capitalisme
industriel. Celui-ci admettait, entre autre et par exemple, que le pouvoir d’acheter
des voitures était bon pour l’industrie automobile, et donc bon pour lui, le
capitalisme industriel ! Ce système avait d’ailleurs fini par être
apprivoisé par le salariat et les syndicats, l’exemple le plus significatif de
ces progrès sociaux étant celui de la « participation », d’inspiration
gaulliste !!!
Aussi imparfait qu’il soit, cet exercice d’équilibre de
répartition des richesses reste ce que nous avons connu de mieux (J’écris « nous »
pour « nous salariés » mais je puis garantir que le patronat qui
avait alors joué le jeu n’avait pas eu à se plaindre de la productivité ainsi
générée) !
C’est vers ce système socio-économique des années soixante
françaises que nous devons tous orienter nos énergies. C’est lui qui avait, en partie, rendu les trente-glorieuses possibles
Ce sont les hommes et les femmes qui admettent le retour vers
cet équilibre socio-économique qu’il faut soutenir politiquement ! Pas les
godillots au service du seul capitalisme financier, et surtout pas, parmi
ceux-là, ceux et celles qui tout en se recommandant de de Gaulle n’ont fait,
après lui, que servir les intérêts des mondialistes en jurant, la main sur leur
portefeuille, qu’il n’est plus possible de faire autrement !!!