@ Elise Mark-Walter
Vous écrivez bien. C’est d’ailleurs normal puisque titulaire d’une agrégation de « lettres ».
Toutefois, ce n’est pas un article que vous avez écris. Çà serait plutôt une forme de propagande pro-féminine (je ne dis pas « féministe »).
Ce que je comprends tout à fait.
De fait, si vous voulez faire un article sérieux sur les candidats, il vous faudra examiner leurs parcours respectifs. Tous ont des casseroles plus ou moins importantes.
Ce qui me semble vrai de Marie Ségolène Royal, c’est que ses « casseroles » comparées à celles de ses deux compétiteurs semblent moins « graves ». Sa capacité à rassembler est là. Mais de fait, en France, nous détestons les personnalités autoritaires. Or malheureusement, sur ce point là, elle est la dernière des trois. Je dirai même qu’elle est très loin derrière les deux autres.
Ne vous faites aucune illusion sur ces rassemblements.
Les salles choisies sont petites pour une personnalité qui prétend avoir une envergure présidentielle. Il est donc normal que des gens restent dehors. Et c’est, certainement voulu (calculé) car çà donne l’impression d’un mouvement important. On peut ainsi exploité une image fugace de « désir ». Parfaitement construite par un simple calcul.
Au lieu de faire rentrer les gens, on en laisse une partie dehors donnant ainsi une impression d’effervescence, d’engouement populaire...de désir.
On s’arrange pour montrer aux JTs les images. Proust au petit matin allait dans sa chambre à l’étage, s’allonger sur son lit, journal en mains, où il cherchait son article pour goûter le plaisir incomparable de voir sa pensée démultiplier comme les petits pains du Christ. Ainsi Marie Ségolène voit ses calculs démultipliés par la force des médias. Elle se montre désirable dans des millions de foyers à l’heure du dîner.
Sarkozy ou Le Pen n’ont pas de problème particulier pour remplir des salles avec plusieurs milliers de soutiens. Ils sont assez traditionnels et respectueux de leurs militants. Chacun a sa place. Mais il faut admettre qu’au sein de leur parti, ils ne sont pas perçus par leurs militants comme de purs produits médiatiques préparés au sein d’écoles élitistes.
Et Marie Ségolène laissera, une fois au pouvoir, des gens sur le côté, volontairement, pour justifier de sa politique autoritaire. Çà sera les plus faibles parce que c’est facile. Revoyez la vidéo sur les enseignants et regardez la chute. Bien sûr, on peut m’accuser de divagations. Hélas, les Cassandre ne sont généralement pas crues et, elles sont en général enfermées au fond des donjons. Pourtant le monde est partiellement déterminé et, c’est la raison principale pour laquelle, il est possible de faire de la science.
Ségolène a déjà perdu une partie des voix du PS. Çà je n’en doute pas. Même si toute à l’heure, elle est désignée, tous ne se rallieront pas.
Ces questions sont sérieuses. Et quelques milliers de « bobos » ne font pas une élection présidentielle.
Entre soi, il est facile de se donner le sentiment de la victoire à venir. Les manipulations s’arrêtent au moment où la rencontre avec les forces adverses commence. Elle joue parce qu’elle le peut. Ni DSK ni Fabius ne veulent la guerre. Il faudra essayer de se rassembler. Elle le sait. Et pourtant, elle ne craint pas de les accuser de « machisme ». Je le répète cet argument va la détruire.
La vérité sur le PS : c’est qu’il est mort. Sa chance aurait été de se rassembler autour d’une candidature « Jospin » et d’assumer le bilan des années 1997-2002. De revenir sur la position du parti lors du référendum sur le TCE.
Vous avez du voté « OUI », non ? 
Quel que soit vôtre cas, comme vous avez 27 ans et que vous êtes « journaliste », vous avez le temps devant vous pour examiner les raisons profondes du « NON » au référendum.
Ecoutez un peu les émissions de Daniel Mermet. Regardez ce que vivent vos concitoyens. Vous comprendrez mieux pourquoi Marie Ségolène est déjà fichue.
Si elle est désignée, le PS consommera la rupture avec la gauche. Voilà ce que vous ne voyez pas. Et tous les jeux médiatiques n’y feront rien.
Sur Agora Vox, la plupart des commentateurs sont d’accord au moins sur un point : le PS est un parti de « droite ».
Si nous étions encore en 1997, cette formule serait douteuse. Aujourd’hui, elle ne l’est plus.
Vous devriez plutôt écrire un article sur Bayrou ou sur Sarkozy. Vous auriez plus de succès.
Il ne suffit pas de bien écrire, faut-il encore réfléchir.
Je vous conseille de lire un livre de G. Sorel intitulé « Réflexions sur la violence ». C’est très instructif.
Marie Ségolène est une grenouille de bénitier à la montagnarde façon jacobine.
Ce qui nous arrive avec elle, d’un point de vue « sexiste », c’est la même chose qu’avec les hommes : « on » n’a pas choisi celles qui auraient pu porté un projet socialiste, courageusement, « on » a choisi le produit démagogique jugé plus « vendeur ». Je pense qu’elle ne sert pas la cause des femmes.
Et j’ajouterai que les partis pro-féministes, progressistes en France sont : les Verts, les Communistes et LO. Dominique Voynet, Buffet/Autain, Laguiller. Çà, ce sont des femmes engagées. Après, nous pouvons diverger sur les positions : c’est là que la politique commence.
Elise Mark-Walter, je vote pour votre article, pour vous encourager.
Ne devenez pas comme tous ces journalistes « engagés », médiocres et « achetés ». Ex-soixante-huitards conformistes. Je ne pense pas que l’avenir soit là.
En ce qui concerne le journalisme : je suis un lecteur de l’hebdo « Marianne ». Depuis quelques temps, les journalistes du journal avancent dans une direction favorable à Ségolène l’air de rien. Ils sont entrain d’abandonner leur ligne éditoriale du début. Très critique envers tous. Celle qui fit leur succès. J’envisage désormais depuis quelques semaines, de ne plus acheter cet hebdo. Ces « journalistes » nous prennent, nous autres lecteurs pour rien d’autre que des « cons », manipulables qui n’y verront rien. Ils sont détenteurs de « leurs vérités journalistiques ». Pensez à tous ces journaux qui se sont condamnés eux-mêmes en perdant volontairement leur indépendance intellectuelle. Car, c’est çà la force du journaliste.
A votre avis, pourquoi Agora Vox a du succès ? Il pourrait très bien le perdre en définissant une ligne politique partisane, sous-jacente, et trop apparente. Ils ont des intérêts mais ils les gardent pour eux. C’est très bien.
Bon courage. Et ne concluez pas comme d’autres que les agoravoxiens sont tous des « fascistes » obscurantistes et rétrogrades. Que c’est un repaire de crypto-extrémistes. Un lieu où tous les refoulés de France et de Navarre s’expriment.
C’est juste un lieu d’expression où la bien pensance des médias ordinaire est totalement bousculée.
Sur ce point, revoyez votre présentation car je pense qu’elle joue contre vous. Vous donnez la désagréable impression d’être une bobo partisane, imbécile et oui-ouiste de service. Ou bien une cliente d’un système politique dont les gens ne veulent plus. Donc en total décalage avec la population. Voilà aussi, à mon avis, une des raisons non-dites de l’hostilité manifestée à l’égard de votre article. J’ai fait l’effort de vous lire. Tout ce que vous dites ne mérite pas le rejet en bloc.
Lisez Sorel. Çà vous aidera à comprendre, en partie, les choses.
Amicalement.
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