La grille d’interprétation est toute trouvée. Il s’agit de la fameuse règle « abrogé/abrogeant » qui, en exegèse musulmane, veut que de 2 versets contradictoires, on ne conserve que le plus récent (ce qui est logique quelque part, nos lois fonctionnent de la même façon). Or, curieusement, les passages plus anciens (Mahomet au début de sa prédication) sont plus consensuels, plus doux, que ceux qui s’en suivent (Mahomet ayant assis son pouvoir temporel), quand les frioritures ne sont plus de mises.
Les musulmans ont ainsi beau jeu de citer certains versets acceptables, mais qu’ils savent abrogés. Une autre technique consiste à citer des passages apparemment progressistes (du moins par rapport à l’Arabie du VIIème siècle, tout est relatif !!) , mais dont on « oublie » de signaler qu’ils ne concernent que les musulmans (les infidèles, les « dhimmis », ne bénéficiant pas de ces avancées ou de ces protections). Et la fameuse takkiya (dissimulation), « inventée » par les Chiites, mais reprise par les Sunnites.