Quelques remarques car vous évoquez de multiples concepts :
- Le Big Data, c’est la collection d’évènements insignifiants ou moins objectifs en espérant en tirer un bénéfice significatif, ou un nouvel objectif.
Ca me fait penser immédiatement à l’article sur le self-scanning d’aujourd’hui. On ne va pas considérer uniquement ce que le client scanne : on va aussi compter le temps entre les scans pour esperer cartographier le parcours dans le magasin, on va considérer les articles annulés que ceux qui sont effectivement achetés... etc
- L’autre chose que vous évoquez c’est le croisement de données, qui n’est pas directement lié au Big Data (chaque acteur économique décidant de la masse de données à collecter dans son propre champ de possibilité) car le partage de données ne se fait (actuellement) qu’au cas par cas.
- Enfin le problème c’est que plus on amasse des données, plus on a de chance d’obtenir des corélations farfelues. Il existe un site qui s’amuse à resencer ces corélations http://www.tylervigen.com/. La dernière en date : Il existe une relation presque parfaite entre les dépenses des Etats-Unis pour les technologies, l’aérospatiale avec le nombre de morts par étouffement...
Donc je pense que pour éviter un 1984 ou un monde minority report, il ne faut pas se concentrer sur la surveillance des moyens de collection mais plutôt sur les objectifs de la collection. Facebook aurait nettement moins de succès si il affichait ses objectif plutôt que ses moyens comme c’est le cas actuellement.
Le droit à l’oubli n’est que le moyen du pauvrement renseigné, de celui qui n’avaient pas conscience du pouvoir des données.
Bon article