Suite de la première partie :
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Les professionnels de la psychologie interviewés dans le documentaire « 9/11 : les Preuves Explosives - Les experts se prononcent » réalisé par les architectes et ingénieurs de la Vérité sur le 9/11 parlent clairement de nos tendances humaines au déni afin d’éviter l’inconfort de la dissonance cognitive. Ils parlent avec compassion de nous tous. Il n’y a là pas d’injures élégantes [NdT : traduction littérale faute de mieux] comme peuvent parfois en user certains membres de cette profession. Et ça fait du bien.
Dans cet esprit, et dans l’esprit d’ouvrir le débat – nous autres humains sommes des créatures complexes – je vais vous faire partager ma réflexion sur les raisons pour lesquelles certains d’entre nous rejetons l’information qui les trouble.
L’histoire nous montre que pour déterminer la réalité, même les scientifiques, que nous considérons pourtant de façon stéréotypée comme objectifs et ouverts d’esprit devant les éléments plutôt que de se référer aux croyances, résistent souvent de façon vigoureuse aux changements de paradigme. Les expériences de Gregor Mendel et la théorie en résultant sur l’héritage génétique, par exemple, a été combattue par les scientifiques de l’époque lors de son annonce en 1865, et n’a été reprise qu’en 1900 par trois autres scientifiques européens. Il apparaît que la résistance à l’information qui remet en question notre vision du monde de façon conséquente est la règle plutôt que l’exception (4) Fort heureusement, des changements finissent par se produire, la réalité consensuelle se métamorphose, parfois rapidement, parfois de façon atrocement lente.
Pour reprendre ce que je disais dans le film « 9/11 : les Preuves Explosives - Les experts se prononcent », la peur est l’émotion qui sous-tend la plupart des réactions de rejet à l’égard de l’information fournie par les sceptiques du 9/11 : la peur de savoir des choses qui feront s’écrouler notre monde, la peur d’être submergé par nos propres émotions, la peur d’un choc psychologique, la peur que nos vies ne doivent changer, la peur de découvrir que le monde est dangereux, la peur que notre réputation ne soit ternie ou la peur de perdre son emploi, la peur d’être rejeté ou banni par nos amis et notre famille, et la peur de passer pour un idiot parce que nous avons gobé aussi facilement la version officielle.
Cette dernière raison est peut-être particulièrement vraie concernant les intellectuels qui « identifient » souvent fortement avec leur intelligence [NdT : traduction à parfaire]. Aucun d’entre nous, cependant, n’aime se sentir dupé, car cela menace souvent notre identité et nous ne sommes alors pas loin de nous sentir trahis. Carl Sagan le savait quand il a dit :
« Une des plus tristes leçons de l’histoire est la suivante : Si nous avons été bernés assez longtemps, nous avons tendance à rejeter tout élément de preuve de la machination. Nous ne sommes alors plus intéressés par la découverte de la vérité. Le piège s’est refermé. Il devient tout simplement trop douloureux de reconnaître, même à nous-mêmes, que nous avons été bernés. Une fois que vous abandonnez le pouvoir à un charlatan, vous ne pouvez presque jamais le récupérer. » (5)
La psychologue sociale et érudite Laurie Manwell nous rapporte que l’un de ses professeurs disait qu’il pouvait résumer le comportement humain par l’affirmation suivante : « Les gens aiment être aimé, ils aiment avoir raison, et ils aiment être libres, dans cet ordre ». Ainsi, la plupart des gens abandonnent leur besoin d’avoir raison ou d’être libres si leur besoin d’être aimé est menacé (6) Pourquoi en est-il ainsi ?
La crainte de l’isolement figure sans doute parmi les plus grandes craintes que nous recelions, bien que cela soit souvent inconscient (7) Nous sommes des êtres sociaux. Nous avons besoin des autres pour survivre, et nous avons besoin de ressentir un sentiment d’appartenance. Pour ressentir plénitude et bien-être, nous avons besoin de nous sentir reliés aux autres, d’aimer et d’être aimés. Ceci est la raison pour laquelle le ridicule et l’humiliation sont de puissantes stratégies utilisées, consciemment ou non, afin de censurer ceux dont les points de vues divergent de la « mythologie sacrée » d’une culture.
Un « mythe sacré » est une histoire particulière, que l’on retrouve dans toutes les cultures, qui peut être vraie, fausse, ou partiellement vraie, et qui nous dit qui nous sommes et pourquoi nous faisons ce que nous faisons (8)
Quelle est notre mythe sacré Américain ? Il correspond à peu près à ceci :
" Nous sommes vraiment une nation exceptionnelle avec des ancêtres exceptionnels. Nous nous sommes rebellés contre la tyrannie et avons établi une République démocratique, un modèle que le monde a largement accepté et imité. Notre pays est le pourvoyeur de la démocratie et de la liberté dans le monde et nos interventions dans d’autres pays sont guidées par la bienveillance. Le 11 Septembre 2001, nous avons été pris au dépourvu quand les terroristes d’Al-Qaïda, dans une attaque sournoise, semblable à celle de Pearl Harbor, ont réussi à faire s’écraser des avions commerciaux dans le World Trade Center et le Pentagone, ce qui constitue la blessure la plus importante de notre patrie à ce jour. Cependant, fidèle à l’esprit américain, nous avons immédiatement relevé le défi de frapper militairement le monde des terroristes qui nous haïssent à cause de nos libertés. Pour cela, nous avons déclaré une guerre globale sans fin contre le terrorisme. "
Si nous pouvons mettre de côté cette croyance en notre mythe sacré, examiner les preuves, puis reconnaître que le 9/11 était une opération sous faux pavillon, alors nous pouvons aussi redouter de graves répercussions de la part des autorités corrompues si nous nous exprimons à ce sujet. Une personne m’a dit un jour : « Je vous remercie tous pour tout ce que vous faites autour de la question du 9/11, mais je pense que vous comprendrez, j’ai des enfants, et je ne peux pas m’impliquer là dedans »
La peur fait partie intégrante de la condition humaine ; pour autant, si nous sommes engagés dans un processus de croissance psycho-spirituelle, nous ne pouvons laisser la peur dicter ce que nous faisons – ou ce que nous ne faisons pas. Nous pouvons être conscients que la peur ne doit pas guider nos vies.
La plupart d’entre nous ont été traumatisés (9) en regardant l’effroyable destruction des Twin Towers, sachant qu’il y avait des milliers de nos frères humains qui étaient tués à cet instant. Certains d’entre nous avons de nouveau été profondément ébranlés quand nous avons découvert des preuves indiquant que le 9/11 pourrait être une opération sous faux pavillon.
Pourquoi certains d’entre nous comprenons l’évidence et ses implications et décidons d’être actifs, tandis que d’autres se sentent impuissants face à celle-ci ou réagissent avec indifférence ? Et pourquoi d’autres restent sur la défensive, et parfois avec virulence ? Pourquoi, en effet, après avoir entendu les preuves qui contredisent la version officielle du 9/11, certaines personnes respectables se taisent, voire pire ?
Où se situe la différence ? Comment, par exemple, certains peuvent-ils regarder le World Trade Center Building 7 -WTC7- (10) imploser et s’effondrer sur lui-même et ne pas voir ce qu’ils ont devant les yeux – même quand ils savent à propos de son accélération en chute libre et des autres caractéristiques d’une démolition contrôlée ? Ces personnes peuvent se sentir obligées d’intensifier leur résistance en adoptant des mesures intellectuellement tordues pour se convaincre elles-mêmes, et d’autres personnes, que tout ceci n’est pas une démolition contrôlée. D’autres vont se contenter de jeter le discrédit et la honte sur tous ceux qui veulent étudier les éléments de preuve concernant le 11 Septembre et qui contredisent le mythe officiel.
C’est une vision du monde qui est sérieusement mise à l’épreuve. Qu’en est-il ? En substance, ceci a bien été décrit par les mots d’un journaliste que j’ai rencontré lors d’une action sur le terrain : « Je suis conscient que notre gouvernement fait des choses mauvaises, mais pas ça ! Pas ces tours ! Ils ne seraient pas aussi diaboliques. »
Donc, nous supposons que notre gouvernement – qui est censé nous protéger, mais qui fait parfois des choses mauvaises – ne serait jamais capable de commettre des actes aussi odieux. Un homme m’a dit lors d’une présentation publique, « Je trouve que votre déclaration affirmant que notre gouvernement a orchestré le 11 Septembre est très inquiétante et choquante. » « Je crois que j’ai dit que l’accumulation de preuves conduisait à des éléments au sein de notre gouvernement, pas au gouvernement », lui répondis-je. Il répliqua, avec un grand sérieux : « Cela ne fait aucune différence. Il n’y a aucune façon de me dire ça qui puisse me faire aller mieux ! »
Beaucoup d’entre nous voient inconsciemment en nos dirigeants des figures parentales sur lesquelles nous projetons nos besoins (souvent non satisfaits) d’être protégés. Culturellement, nous sommes même d’accord pour parler de « nos pères fondateurs. »
Les disciplines de la psychologie occidentale et de l’anthropologie ont beaucoup à offrir pour comprendre le comportement humain, mais nous devons nous rappeler que ces disciplines, aussi impressionnants qu’elles soient, sont finalement des disciplines qui appartiennent seulement à notre culture occidentale. A l’Est et dans certaines sociétés tribales, par exemple, les gens peuvent utiliser la philosophie de la transmigration des âmes pour expliquer le comportement humain ; et les Soufis, la branche mystique de l’Islam, utilisent les neuf types de personnalité de l’Ennéagramme pour expliquer nos divers penchants humains.
Rappelez-vous le proverbe des cinq aveugles, chacun touchant une partie d’un éléphant ? Chaque homme tire une conclusion quant à ce que l’objet est, selon la partie qu’il touche. Le résultat ? Cinq descriptions partielles et ridiculement inexactes de la réalité.
Par conséquent, plus nous utilisons de lentilles (prismes) différentes, plus grande est notre capacité à obtenir une image claire et plus fidèle de nos tendances humaines. Malgré tout, aux confins des opinions issues des riches disciplines de la psychologie occidentale, de l’anthropologie, de la recherche sur le cerveau, et de l’histoire, nous pouvons trouver plusieurs lentilles qui nous éclairent davantage sur l’énigme consistant à savoir pourquoi l’information qui contredit notre vision du monde est si difficile à admettre.
À travers les prismes de l’anthropologie et de la psychologie sociale, nous allons trouver des informations utiles dans les sections ci-dessous intitulées Diffusion des Innovations ; l’obéissance et la foi dans les autorités ; les avis divergents (double pensée) ; la dissonance cognitive ; le conformisme ; les raisonnements grégaires ; la théorie de la gestion de la terreur ; la théorie des systèmes de justification ; la théorie de détection d’un signal ; enfin la connaissance préalable des crimes d’Etat contre la démocratie et les politiques souterraines.
À travers le prisme de la psychologie clinique, nous allons explorer les points de vue décrits dans les sections sur l’Impuissance Acquise ; le syndrome de la violence [NdT : de l’abus ?] ; la Dissociation ; et l’identification excessive aux Etats-Unis
Deux sections sur la recherche du cerveau fourniront également des informations étonnantes sur notre nature humaine.
Enfin, les sections intitulées l’Exceptionnalisme Américain ; la Manipulation gouvernementale et le Grand Mensonge ; et ceux qui manquent à la fois de conscience et d’empathie, contiennent des informations précieuses issues d’un mélange des disciplines de l’histoire, de la psychologie sociale, de la psychologie clinique et de la recherche sur le cerveau.
Permettez-moi de souligner que ce document se voudra une synthèse à la fois des rapports de la recherche universitaire et des observations cliniques. Aucune des sections ne pourra être facilement compartimentée dans une catégorie ou une autre, mais elles se complèteront les unes les autres, comme un sujet riche et complexe aura tendance à le faire.
Commençons notre voyage avec une étude anthropologique ...
Note de la rédaction : A suivre dans notre prochain bulletin de la partie 2 : " La Diffusion des Innovations "
Notes :
1 “Un sondage Zogby révèle que plus de 70 Millions d’Américains en âge de voter soutiennent l’idée d’une nouvelle enquête sur le 11 Septembre” http://www.911truth.org/article.php?sto … 2022041421 ; et que moins de la moitié des Américains sont satisfaits de l’enquête officielle,” http://www.rawstory.com/news/2006/Less_ … 0523.html.
2 http://en.wikipedia.org/wiki/False_flag_operation.
3 Lance DeHaven-Smith, la Théorie de la Conspiration en Amérique (University of Texas Press, 2013). DeHaven-Smith analyse l’histoire du développement du caractère dénigrant de l’expression « théorie du complot », en relation à une campagne de propagande orchestrée par la CIA pour discréditer les sceptiques du rapport sur la Commission Warren. Dans cette optique, l’utilisation de ce terme péjoratif peut aussi à juste titre être considérée comme une tactique offensive de la honte, et donc de la censure, envers ceux qui interrogent les instances gouvernementales officielles.
4 Earl Staelin, JD, "la Résistance à l’innovation scientifique : ses causes et comment les surmonter", un document remis à la Conférence 2001 Intercept, entre les 6 et 9 Juillet 2001 à Laughlin, Nevada, parrainée par le Groupe Kronia. Un autre éclairage de Earl Staelin est que la plupart d’entre nous éprouvons également une inertie psychologique lorsque nous sommes confrontés à une nouvelle théorie dont nous croyons fermement qu’elle n’est pas vraie, et nous devons être convaincus que cela en vaut la peine avant d’être ouvert à cette nouvelle théorie.
Thomas S. Kuhn, "la structure des révolutions scientifiques" 50th Anniversary Edition (University of Chicago Press, 2012).
Voir également http://www.scribd.com/doc/13481854/Resi … rber-1961.
5 Carl Sagan, "le monde hanté du démon : la science comme une bougie dans l’obscurité" (Random House Publishing Group, 1996).
6 Tiré de la présentation de Laurie Manwell lors des audiences de Toronto, Ryerson University, 2011 : http://www.youtube.com/watch?v=V_5ZwCpN1jg.
7 Il s’agit d’une observation et d’une interprétation personnelle, mais elles sont étayées par des récits historiques. Voir notamment que même les sages d’autrefois ont été avertis de tenir compte de leurs paroles dans le deuxième paragraphe de cet article : http://www.jewishvirtuallibrary.org/jso … 1976.html ; also see http://answers.encyclopedia.com/questio … 6779.html.
8 David Ray Griffin, Ph.D., “9/11 : mythe et réalité,” http://www.amazon.com/9-11-The-Myth-Rea … B000O0YV7O and http://davidraygriffin.com/articles/911 … -reality/.
9 Dans ce contexte « traumatisme » est défini comme un trouble extrême ou par le fait d’avoir ses ressources internes dépassées, au moins temporairement.
10 “Résoudre le mystère du WTC7,” (with Ed Asner) : http://www.youtube.com/watch?v=hZEvA8BCoBw.
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