En marche vers le crime économique, le pillage et la grande braderie du patrimoine national.
Macron - Toulouse & Associés. Illustration.
http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/aeroport-de-toulouse-blagnac-la-politique-de-macron-en-acte,289444
Billet de Gabriel Robin 20octobre 2016
Les faits sont désormais anciens, voire oubliés, à l’heure où
une information chasse la précédente en moins de temps qu’il n’en faut
pour se rendre dans Paris en RER. Rappelez-vous, en fin d’année 2014,
nous apprenions que 49,99 % du capital de l’aéroport de
Toulouse-Blagnac, sur les 60 % que détenait l’État, allaient être cédés à
la SNC-Lavalin, un consortium sino-canadien, adossé à la société
publique chinoise Shandong High Speed Group, gestionnaire de plusieurs
infrastructures de transport dans l’est de la Chine. Ainsi, le 6e aéroport français passait sous gestion chinoise.
Ce jeudi, comme l’a révélé Mediapart, les actionnaires chinois
de l’aéroport de Toulouse-Blagnac se sont versé un dividende
exceptionnel de 15 millions d’euros grâce à une opération financière
rondement menée avec la complicité du gouvernement français, rendue
possible par le lobbying du ministre de l’Économie de l’époque, le
sémillant Emmanuel Macron. Le bébé VGE, qui entend changer la vie
politique française, a tout fait pour céder un aéroport rentable et
stratégique, situé à quelques encablures des usines de nos fleurons
nationaux de l’aéronautique : ATR et Airbus.
Voilà ce qu’est la politique voulue par Emmanuel Macron : le
« sans-frontiérisme » total, la désindustrialisation, les chimères de
l’économie dite de la connaissance qui échoue depuis 15 ans sur le mur
de la réalité, la défense des intérêts des grands groupes
transnationaux, la confusion entre la finance spéculative et la finance
levier d’investissements à l’image de ce qu’avait décidé Bill Clinton en
annulant le Banking Act de Roosevelt, last but not least le capitalisme monopolistique qui détruit les libertés économiques.
Spécialistes de l’espionnage industriel, les Chinois sont aux portes de
nos industries aéronautiques et spatiales, cruciales pour notre avenir.
Quand
les premières rumeurs de rachat ont été divulguées dans la presse,
Emmanuel Macron et ses sbires se sont empressés de nier, arguant qu’il
ne s’agissait pas d’une privatisation mais d’une ouverture de capital
pour pérenniser la situation financière d’un aéroport qui ne montrait
jusqu’alors aucun signe de fatigue.
Nous savons qu’ils ont menti, privilégiant l’étranger aux collectivités
publiques partenaires et aux fortunes françaises. Aujourd’hui candidat
timide à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron n’est pas un homme
neuf mais un ancien ministre comptable d’un bilan. Sauvé par une image
publique savamment travaillée par des communicants hors de prix, il
réussit encore à faire illusion. Ne soyez pas trompés par ses discours
de coach de vie digne de l’interprétation de Tom Cruise dans le film Magnolia,
de Paul Thomas Anderson. Emmanuel Macron représente le parti de
l’étranger, travaillant à faire de la France un nain économique et
politique.