Oui votre article est excellent parce qu’il est mesuré et juste. Il est normal qu’un intellectuel avec un esprit critique ne supporte pas l’arbitraire bureaucratique. Et en URSS ou en RDA beaucoup pouvaient bénéficier d’une instruction de haute qualité qui les amenait à ce statut d’intellectuel critique. De plus, ces universitaires, ingénieurs de hauts niveaux réalisaient que leur qualification autoriserait un bon niveau de vie à l’Ouest (ce qui n’était pas toujours vrai). Il découle de cela que les pays de l’Est étaient des véritables fabriques de dissidents. Comme vous le soulignez justement, l’appréciation d’une situation d’oppression est largement dépendante du milieu social auquel on appartient. Je me souviens d’une personne (politiquement très droitière) qui avait vécu son adolescence à Villetaneuse (banlieue nord parisienne) et qui s’était émerveillée lors d’un voyage à Cuba en profitant de son séjour pour se faire soigner ses dents (oui en France c’était moins bien selon elle). D’autres de mes connaissances appartenant à la petite bourgeoisie en séjour dans le même pays n’y avaient évidemment absolument pas vu les mêmes choses.