Solidaire des journalistes et employés de Charlie attaqués oui.... Acteur de l’Union nationale autour de ceux qui sont responsables de la situation actuelle... à commencer par ce gouvernement qui mène la guerre contre les peuples... jamais ! Défiler aux côtés de la droite raciste sarkozyste ou lepéniste certainement pas !
C’est bien leur politique à tous (droite comme gauche) instaurant la régression sociale et démocratique et la guerre impérialiste de conquête qui engendre cette
barbarie obscurantiste, cette violence abjecte au nom
de préjugés réactionnaires et obscurantistes.
La solution ne se trouve pas dans l’Union nationale mais dans la lutte que les travailleurs doivent mener ensemble, quelles que soient leurs origines, contre la bourgeoisie capitaliste qui nous entraînera au fond du gouffre, si par malheur, on la laissait faire !
Ne vous laissez pas abuser par les divers récupérateurs et fabricants d’amalgames au service de notre division !
Je suis tout à fait sur la ligne de mon camarade Julien Salingue qui déclare :
« Non, rien ne peut justifier l’attaque contre Charlie Hebdo. Quelle que
soit la guerre que l’on mène, les journalistes ne peuvent être des
cibles légitimes.
Non, Charlie Hebdo ne l’avait pas « bien cherché ».
Quelles que soient les saloperies que l’on raconte, on ne mérite pas
d’être tué pour ça.
Non, et ce quand bien même les auteurs de
l’attaque se revendiqueraient de l’Islam, les Musulmans n’ont rien à
voir, individuellement ou collectivement, avec ce qui s’est passé, et
n’ont pas à s’excuser d’être musulmans ou à être contraints de se « désolidariser ».
Non, ceux qui ont dénoncé avec raison l’islamophobie de Charlie Hebdo
et d’autres médias ne portent aucune responsabilité dans ce qui s’est
passé, et n’ont aucune raison de cesser de le faire à l’avenir.
Non,
le « modèle français du vivre-ensemble » n’est pas « attaqué ». Ce « modèle »
est un mythe destiné à couvrir le racisme structurel à l’oeuvre en
France, et personne ne me forcera à le défendre face à la « barbarie » qui
le menacerait.
Non, « l’unité républicaine » aux côtés de racistes
aux indignations sélectives n’est pas une réponse, et personne ne me
forcera à mêler ma voix aux professionnels de la récupération politique
et aux amalgameurs en tout genre.
Oui, depuis ce midi j’ai envie de pleurer. De colère et de dépit.
Mais on lâche rien. »