C’est vrai qu’il est dur d’être occidental aujourd’hui ; mais à y regarder de plus près cette dureté est bien celle d’enfants gâtés ; dont je suis !
Mes valeurs, donc occidentales, celle qui m’ont forgée ont disparu ; bienvenue dans le réel me dit-on ; mais ce réel me montre ma culture ,ou plutôt ceux qui ne la portent plus, comme effrayante, effroyable de bêtise, d’avidité et surtout, vide, vidée, essorée, lessivée !
J’ai mal à mon passé, j’ai mal à ma culture, mais bougre, la machine en moi vit encore.
Aussi, tant qu’il y a de la vie en nous malgré les chagrins, les désespoirs, les dépressions, les blessures, cette vie donc nous prouve que nous sommes des animaux à la vie dure.
D’ailleurs pour finir, mal, notre ancêtre Néandertalien, est bien le seul qui a mis en quelques-uns d’entre nous, ce goût de la vie, cet amour, cette paix ; ce chasseur cueilleur qui nous enjoint à la frugalité et au respect.
Le féroce, le forcené- à qui peut-être nous devons d’être encore sur terre- c’est sapiens sapiens ! C’est lui qui ne s’arrêtera jamais de détruire, de dominer.