Syriza se trompe complètement d’époque (comme le Front de gauche et autres )
Au temps du capitalisme industriel, il était possible de faire reculer le système et d’obtenir de lui des avantages en termes de salaires et sur le plan social.
Il y avait des possibilités de relance économique par la consommation.... la production était encore le centre des mécanismesd’exploitation..
Aujourd’hui nous sommes sous le joug d’un capitalisme financier qui ne se trouve ni dans les pays, ni dans la culture... Une sorte de pouvoir supérieur occulte.
Les prêts des marchés financiers aux états, collectivités locales, particuliers mais aussi pour les entreprises, les artisans .. sont au coeur de l’exploitation du capitalisme d’aujourd’hui. Qui d’ailleurs prend la forme d’une véritable domination des individus dans un monde orwellien.
Ce que demande Syriza, en gros l’annulation de la dette grecque, revient donc à une mise en cause profonde du système dominant. Ce que le système, par la voix de ses représentants, ne peut évidemment admettre.
D’un autre côté le système est en bout de course. La Grèce ne peut plus satisfaire les exigences du système. Elle est dans une phase de défaut de paiement plus grave que la précédente.
L’accord concédé par la Grèce tient compte de cela. Le système encaisse le défaut de paiement de mars 2015 mais maintient ses exigences qui correspondent à un véritable dépeçage de la Grèce.
Comme ce pays est exsangue, la solution pour le système, formulée par l’Allemagne son pilier en Europe, est l’exclusion de la Grèce de l’Eurozone.
Il est clair que la Grèce devrait sortir elle-même de l’Euro avant de se faire virer dans l’impréparation, c’est à dire avec des conséquences pratiques terribles pour le peuple grec.