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herbe (---.---.25.114) 8 décembre 2006 15:14

Merci à l’auteur pour cette approche d’un phénomène que l’on peut considérer en effet comme complexe !

Pour info Un autre auteur a proposé une approche la MCR :

"Méthode de Conceptualisation Relativisée, proposée par la physicienne Mioara Mugur-Schächter.

Voici l’introduction de l’article appliquant la méthode à l’exemple du chomage : Supposons un économiste qui cherche à comprendre le chômage qui persiste dans les économies occidentales malgré la reprise de l’activité.

Cet économiste constate que les définitions classiques du chômage ne suffisent pas à expliquer les phénomènes constatés sur le marché de l’emploi dans un pays comme la France. Il en vient à les critiquer. Sont-elles pertinentes ?

Dans une science économique « réaliste », c’est-à-dire persuadée de l’existence d’un réel existant indépendamment de l’homme, on a tendance à considérer qu’il existe des objets en soi, le chômage, l’inflation, la mondialisation, que l’on peut étudier de l’extérieur et décrire de façon objective, en « tournant autour » comme on le fait en étudiant une machine ou un phénomène relativement objectif, par exemple une éruption volcanique.

Mais un peu de réflexion montre que le chômage ou l’inflation sont des entités construites pour les besoins de tel ou tel discours.

Le chômage n’est pas conçu ni décrit de la même façon par le Medef, la CGT, le ministre des finances ou une personne en recherche d’emploi. En d’autres termes, on ne peut pas « réifier » le chômage, c’est-à-dire parler de lui comme s’il s’agissait d’une réalité dont la définition s’imposerait à tous. L’entité chômage ne peut être décrite d’une façon qui fasse abstraction de la personne qui en parle. Les deux sont inséparables.

Que faire alors ? Maintenir l’hétérogénéité des discours, reposant sur la diversité des personnes parlant du chômage et sur la non-compatibilité de leurs motivations ? C’est en général ce qui se passe. On aboutit à une sorte de babélisation, chaque personne (chaque locuteur) désignant sous le même mot des choses différentes et surtout, voulant provoquer des réactions politiques différentes. Ceci explique pourquoi la science économique est généralement considérée comme inexacte sinon menteuse, au même titre que la météorologie vue par la soi-disant sagesse populaire.

Mais si l’on voulait introduire de la rigueur dans le discours sur le chômage, il faudrait pour bien faire que celui qui en parle précise qui il est, à qui il veut s’adresser, ce qu’il veut démontrer, la définition qu’il propose de donner au concept de chômage, les raisons qu’il a de considérer que cette définition est scientifiquement pertinente et, finalement, les raisons qu’il a de considérer que les autres définitions ne le sont pas. On constatera alors que la plupart des gens parlant prétendument scientifiquement du chômage refuseront cette façon de relativiser leur discours, non pas parce qu’il s’agirait d’un processus trop complexe susceptible de créer une autre sorte de cacophonie, mais parce qu’ils refuseront d’admettre qu’ils ne sont pas objectifs quand ils abordent la question du chômage. Chacun en fait s’appuie sur la prétendue réalité de l’entité dont il parle pour se crédibiliser, c’est-à-dire pour donner de la « réalité »à son discours et à sa personne. Il s’agit, comme nous l’avons dit, d’une tentative de prise de pouvoir sur ceux à qui ce discours est destiné..........

Lire la suite : http://www.automatesintelligents.com/labo/2006/fev/mcr.html "

Il faudra du temps et beaucoup d’intelligence collective !

cordialement

herbe (en blanc et non en gris car pas connecté)


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