C’est l’avantage d’un travail manuel : à la fin de la journée, on sait et on voit ce qu’on a fait.
Le résultat est visible.
Mon chef de service, - un pervers narcissique hyper mégalo qui se prend pour un dictateur et parle de lui-même à la 3e personne, - dont je suis la tête de turc à cause de ma franchise et de mon manque d’admiration pour sa petite personne a cru me punir en me renvoyant en équipe sur le terrain. Bien sur j’ai perdu ma prime d’encadrement et d’autres petits avantages, et mon physique et mes articulations souffrent un peu, car pas toujours facile pour une femme de plus de 40 ans de manier un taille-haie thermique toute la journée par exemple.... mais j’ai retrouvé le plaisir du vrai boulot dont le résultat est visible. L’impression que mes 8 heures ouvrées servent à quelque chose.
Au bureau, j’ai passé du temps à m’emmerder et à exécuter des taches qui me paraissaient inutiles, la sale impression de servir à pas grand chose. Quant à nos ordis, FB, youtube et bien d’autres sites nous étaient interdits d’accès....
Alors que quand j’étais en mécanique/ferronnerie et sur les chantiers comme jardinier, je me sens utile. Et bien sur, chez nous comme ailleurs, ce sont les ouvriers, les manuels, qui gagnent les plus petits salaires. 1230 € nets pour moi avec 15 ans d’ancienneté... dans une région où le studio se loue 4 à 500 €...
Mais j’ai la sécu de l’emploi, alors de quoi je me plains ? me dira-t-on.