« Si on veut sauver ce qui reste de l’idée européenne... »
A quoi bon ? L’idée européenne repose sur des chimères qu’il faudrait commencer par extirper avant de se lancer dans un nouveau projet. Réaliste, celui-là.
L’Allemagne a le gène de l’hégémonisme dans son ADN, Gustave Le Bon a écrit un jour : « Les futures
tentatives d’hégémonie industrielle de l’Allemagne seront aussi redoutables que
son rêve d’hégémonie militaire. » C’était en... 1918 !
Quant à la Grèce, son histoire depuis le milieu du XIXe siècle, montre que son ADN est porteur du gène de la faillite.
Tant pour l’Allemagne que pour la Grèce, les maîtres d’oeuvre de la construction européenne ne pouvaient pas l’ignorer, comme ils savaient pertinemment que l’identité des peuples n’évolue perceptiblement que sur des cycles qui se développent sur des siècles.
Et, du coup, on est obligé de se demander quelle malfaisance cynique se cache derrière ces choix. Il est difficile de se résigner à mettre ces égarements au compte du déni de réalité et de la dissonance cognitive, sauf à admettre que tous les pays européens sont gouvernés par des crétins et toutes les institutions européennes dirigées pas des imbéciles.