@l’auteur,
Vous avez raison de pointer du doigt les limites de certaines de nos connaissances en matière d’effets à long terme de certaines substances. Et l’intérêt de cette directive REACH qui énonce un certain nombre de principes utiles, comme celui de tester les produits que l’on peut à juste titre soupçonner de poser problèmes avant que ceux-ci n’apparaissent.
Pour autant, il faut éviter d’extrapoler les effets réels, et vous utilisez à juste titre le conditionnel :
En ce qui concerne les cancers par exemple, le simple fait de l’allongement de la durée de vie accroit mécaniquement le risque de cancer, puisque celui-ci augmente avec l’âge (et l’effet potentiel des molécules inconnues est incomparablement moindre que celui des molécules connues contenues dans la cigarette, les alcools etc...), ce qui n’exclue bien entendu pas les risques d’un certain nombre de produits comme les solvants.
Plus préoccupants par contre sont en revanche les effets sur la reproduction et le foetus des produits qui ressemblent aux hormones naturelles, et bien sûr les métaux lourds qui s’accumulent sans pouvoir être excrétés.
L’intérêt de cette directive est dans sa mesure : les risques principaux sont pris en compte, sans verser dans la paranoïa et condamner des molécules aux risques infîmes alors qu’elles ont leur utilité. Dans ce genre de politique, l’essentiel est dans le relatif, dans l’équilibre entre bénéfices et risques. REACH, avec ses quelques imperfections, est sur le bon chemin.