@C’est Nabum
Désolé de le lire !
Si même ma carrière s’est achevée sur un burn-out, j’ai eu la chance de travailler dans une équipe multi-disciplinaire rassemblée un temps autour de la réalisation d’un projet éducatif collectif.
Évidemment, c’était en Belgique (où - outre les éducateurs spécialisés eux-mêmes - diverses disciplines (psychologues, orthophonistes, assistants sociaux, ergothérapeutes, ....) ont accès à la fonction et faisaient partie constitutive de l’équipe.
Dans l’institution où je travaillais (home d’hébergement pour personnes handicapées mentales adultes), nous avions chaque semaine une réunion de trois heures, soit 1h30 pour la partie éducative, 1h30 pour la supervision de l’équipe, alternativement par une psychanalyste, deux fois par mois, et des rencontres régulières avec le neurologue, le psychiatre, le médecin traitant et le psychologue référents. Chaque éducateur suivait plus particulièrement 3 ou 4 résidents, assurait avec l’assistant social le contact avec la famille, et présentait à l’équipe un bilan et une évaluation annuels de chaque résident.
Cela demandait beaucoup de moyens, mais on nous les donnait et, sans miracle, pour des résultats - si même ils revenaient à nous faire perdre des subsides - à l’avenant. Ne vous imaginez pas pour autant que la patrie du surréalisme soit un paradis éducatif, j’ai simplement eu l’immense chance de tomber au bon endroit au bon moment. C’était même un peu trop beau pour avoir duré ! 
Malgré toute votre compétence et votre bonne volonté, vous n’avez ni à porter, ni à trouver seul de solution à cette situation qui relève de la dynamique institutionnelle. Si les autres acteurs institutionnels ont mieux à faire que de se préoccuper de la réalisation du projet éducatif, je doute fort de l’efficacité à laquelle celui-ci peut prétendre.
Ayant moi-même jeté l’éponge, je ne peux que vous souhaiter bon courage et saluer votre dévouement !
Cordiales salutations à vous ! 