Le Parti socialiste a fait, par la voix de son secrétaire général François Hollande, la preuve de sa méconnaissance abyssale des problèmes économiques et d’un cynisme sans limite en abordant le thème de la fiscalité. Il propose de revenir sur les baisses d’impôt sur le revenu de la mandature UMP, de faire de la CSG un impôt progressif et, pour financer les retraites, d’instaurer une contribution de solidarité, une de plus ! Au passage, il serait bon de cesser d’affubler les nouveaux impôts d’adjectifs fallacieux. Qu’elle soit solidaire ou pas, cette nouvelle contribution est un nouvel impôt.
Pour proposer un programme économique digne de ce nom, il faudrait s’y connaître un tant soit peu en questions d’argent. Or le parti socialiste, qui ne sait que racketter celui des autres, n’a au sein de son exécutif aucune personne expérimentée dans la gestion des entreprises et dans le concret de l’économie. Le problème de la dette ne les concerne pas, d’ailleurs, comme le dit sans vergogne M. Mélenchon, « de toute manière, l’Etat ne rembourse jamais ses dettes ». Sic. La recette socialiste est toute simple, augmenter la dépense publique, ce qui a des effets négatifs sur l’économie par l’effet dit d’éviction (éviction de l’épargne nationale au profit de l’improductif), et ponctionner les « riches », qui sont de plus en plus nombreux. Cette notion de riche concerne à présent tellement de monde qu’elle n’a plus aucun sens. D’ailleurs, il n’y a plus de vrai riche en France, puisque, à leur corps défendant, ils sont obligés d’aller s’installer dans des pays où ils ne seront pas contraints d’abandonner, au nom des solidarités citoyennes et autres justices durables, le patrimoine qu’ils ont par leur travail et leur talent réussi à accumuler, et sur lequel ils ont déjà payé l’impôt sur le revenu !
Les effets pervers de la doctrine socialiste ont plongé la France durablement dans une sous-croissance, un gâchis permanent de ses capacités et de son génie industriel, une arrivée massive de ce que Rocard, pourtant socialiste, appelait « toute la misère du monde » et un départ des élites vers l’étranger. Songeons qu’il y a près de 300000 Français à Londres, qu’on a abdiqué la place financière de Paris, et que la France devient avec le temps un simple pays de cocagne touristique, dont le patrimoine immobilier est acheté par des étrangers parce que le fiscalisme a appauvri nos concitoyens !
On ne peut donc être socialiste que par ignorance, par intérêt ou par cynisme. Il faut que les classes populaires sachent que cette politique socialiste leur assure du chômage pour longtemps. Car la France, progressivement vidée de sa substance, de son élan créateur, de son identité, de tout ce qui en a fait par le passé une grande nation, n’attirera plus les investissements directs. Les industries se délocaliseront davantage quand la France, incapable de se réformer, deviendra le pays le moins compétitif au monde. Il ne restera plus que des fonctionnaires pour prélever toujours un peu plus la richesse produite, des assistés pour être odieusement entretenus dans leur mal-être par des revenus sans objet ni contrepartie, et des intermittents pour donner quelques leçons de morale aux méchants capitalistes tenus pour responsables de cette dramatique faillite.
De cette faillite que nous redoutons tous, la gauche sera responsable, ainsi que la droite qui s’est si souvent agenouillée devant les imprécations socialistes et n’a pas eu l’audace de réformer en profondeur notre pays.
La vie en rose que François Hollande et sa « compagne » Ségolène Royal nous promettent, si elle est un doux tango pour les aparatchiks du PS qui pourront plus facilement taper dans la caisse à mesure que l’argent sera de plus en plus public et que l’étendue de leur pouvoir sera encore plus large, s’avèrera un véritable cauchemard pour l’ensemble des Français. Au milieu de la vie rose des désirs d’avenir, ordres justes, citoyenneté durable et bonne conscience-politiquement correcte-anti-discriminations, les Français continueront à broyer du noir et à demeurer le peuple qui consomme le plus d’anti-dépresseurs au monde.
Le crime socialiste, c’est de voler l’esprit créateur des Français pour asseoir la pérennité de la toute-puissance étatiste au profit de quelques-uns. La « vie chère », ils en sont les seuls coupables.