Autre méthode pour mesurer l’inanité de la critique du communisme par la morbidité de l’an 2000 est de comparer cette critique avec avec celle du capitalisme conduite par Marx en 1848.
A cette époque si Marx avait jonglé sur les cadavres pour condamner le capitalisme, qu’en resterait-il aujourd’hui ? Rien. Que restera-t-il dans un siècle de la critique mortuaire du communisme du 20°siècle ? Rien.
Le raisonnement est tellement superficiel que son effet ne peut que s’atténuer avec le temps jusqu’à finir par disparaître. D’autant que la démonstration que les violences des « révolutions communistes » du 20° siècle découlaient aussi, sinon davantage, des violences déjà contenues dans les sociétés concernées finira aussi par s’imposer. Et la conduite des révolutions à venir tiendra, et tient déjà compte de l’expérience pour éviter les chemins de traverse qui ont débouché sur les tragédie, et les échecs du 20° siècle. Voir les exemples sud-américains.
Pour sauver le capitalisme, je conseille à ses adeptes, plutôt que de compter exagérément sur la critique « mortuaire » du communisme, de travailler plutôt à l’effacement, des prises qu’offre encore le capitalisme, même moderne, à la critique marxiste. Comment dépasser la contradiction qui perdure entre les intérêts de la minorité bourgeoise et ceux de la majorité prolétarienne ? Vaste programme...sans trop pour notre bourgeoisie !