Les prédations du loup sont très inégalement réparties sur
le territoire. 8% des troupeaux subissent 50 % des victimes. Pourquoi ? La
cause en est peut-être la taille des troupeaux, qui n’a cessé d’augmenter.
Dans les Alpes-Maritimes, il n’est pas rare de voir un
berger s’occuper de 2000 brebis, simplement parce qu’il n’est plus viable
d’avoir 500 moutons comme autrefois : cela revient trop cher par rapport au
mouton importé de Nouvelle-Zélande.
La filière ovine fait face à de graves problèmes
économiques. Et le loup est devenu son bouc émissaire. Pourquoi ne pas évoquer
la politique agricole plutôt que s’émouvoir sur des phénomènes sporadiques et
faire mousser l’écume sur les lèvres des agitateurs professionnels ?